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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 14:02

En 1918, la place centrale de Faverges conservait encore des traces du XVIIIe siècle, telles celles qui apparaissaient sur la mappe de 1730

À gauche de la photo de 1918, la voiture qui n'avait rien d'un "char-à-banc" était principalement utilisée par le propriétaire de l'hôtel de Genève, lui permettant d'aller chercher ses clients et leurs bagages à la gare PLM de la ville.

Au centre, la maison de la veuve Tappaz qui sera détruite pour laisser la place à un jardin entouré d'un mur avec tessons de bouteilles, que les gamins des années 40-50 aimaient escalader. On y trouve actuellement la pharmacie Borel-Giraud de la Place.

À droite, au milieu du plan, la façade borgne de la maison des docteurs Hyacinthe puis Asghil Favre. Ce dernier décédera en 1920 et la ville rachètera en 1949 l'ensemble de son clos pour ouvrir une voie de circulation allant vers l'avenue Blanc-du-Pelloux et la rue de la Failleuche.

C'est dans cette maison des docteurs Favre qu'habitait la famille du notaire Jean Claude Mugnier-Serand, et plus précisément sa fille Sidonie, qui relatait son quotidien dans des cahiers à l'origine de l'ouvrage "Journal d'une jeune bourgeoise" publié en 2018.

Ces deux maisons se joignaient par une grange qui bouchait la rue (ouverte vers 1820) établissant ainsi le mur d'enceinte de la ville.

Un peu en avant, était ouvert l'hôtel Savoyen qui deviendra le bâtiment de la Belle Jardinière (démoli récemment avec l'ensemble attenant).

Ces quatre éléments architecturaux, maison Tappaz, maison Favre, hôtel Savoyen et mur du Clos Favre ont disparu du paysage favergien.

On peut noter une anecdote intéressante : la municipalité de l'époque avait lancé un concours pour la construction d'une nouvelle église à l'emplacement du Clos Favre. L'ensemble du Conseil municipal ne put se mettre d'accord car certains conseillers voulaient réserver l'espace pour le "Pré de foire" afin d'y tenir en un lieu plus central les rassemblements annuels d'animaux. Ce qui fit retarder l'achat du Clos jusqu'en 1949.

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 10:25

Au début du XXe siècle, la place Gambetta de Faverges, anciennement dénommée place de Traktir puis place Jacquard, est occupée par une fontaine et un poids public. La fontaine a été déplacée dans la rue de la République, au-devant de l'hôpital Alfred-Blanc mais n'est pas alimentée d'eau. Le poids public ne servant plus a été démonté vers 1955.

Avant la plantation de l'arbre, seuls sont présents la fontaine devant le kiosque du poids public, ainsi qu'un personnage en tablier et canotier.

Après la fin de la Grande guerre, lors de la cérémonie du 11 novembre 1920, sous la présidence de son maire radical-socialiste Ferdinand Losserand, la municipalité de Faverges a souhaité commémorer la libération de l'Alsace et de la Lorraine en plantant un tilleul, arbre aux feuilles en forme de coeur, symbole d'amour et de fidélité, ainsi que le cinquantenaire de la IIIe République.

On distingue l'arbre dans son fourreau de protection contre les chocs éventuels.

Une quinzaine d'années plus tard, l'arbre a grandi et présente des branches plus épanouies et bien feuillues.

Après la seconde guerre mondiale, c'est aussi sous son ombrage que les anciens combattants, déportés et prisonniers de guerre se sont rassemblés le 7 octobre 1945 pour une photo-mémoire.

1. ................. 2. LOSSERAND Victor 3. ................. 4. BOTTINI Jacques  5. DURET René 6. REALIS Albert 7. MARANGONI ................. 8. FAVARIO Jean 9. VEYRET Maurice 10. SAINT MARCEL ..........  11. CHAPPUIS Marcel 12. ................. 13. GUAZZONI Alphonse 14. ................. 15. TARONI François 16. DALL'AGNOL Antoine 17. BAL Auguste  18. ARETHENS Louis 19. DUSSOLLIET Paul 20. GURRAL Fernand 21. NOZET Albert 22. MARC Joseph 23. BRACHET Louis 24. ANCILLON Emmanuel 25. ................. 26. DUSSOLLIET Paul 27. ................. 28. BERGER Pierre 29. GONNARD François 30. VARET Léon 31. ................. 32. ................. 33. GAUTIER Henri 34. MOLLIER Antoine

Les médaillés militaires se joignent à eux.

 

Les déportés rassemblés sous le tilleul.

De gauche à droite : 2e rang : 1. VEYRET Maurice  2. ROFFINO Léon  3. .................  4. TARANTOLA Jean  5. BASSO Yves  6. VUSNER .................  7. DALMASSO Joseph  8. MOSQUET Attilio  9. FAVRE René 

De gauche à droite : 1er rang : 10. LAURENT Léon  11. MERMIER Jean  12. MERMIER Anthime  13. MALFROID Marcel  14. THABUIS Jean  15. THABUIS Raymond

Le tilleul aujourd'hui, sur une place rénovée récemment.

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 08:19
La rue Carnot au début des années 1900 était l'attention des habitants qui prenaient soin à la tenir propre et n'hésitaient pas à prendre leur balai.
Tout ce quartier (et cette rue qui s'appelle dorénavant rue Simon-Tissot-Dupont) a disparu dans la reconstruction du centre-ville, tant à droite (qui est devenu la place Charles de Gaulle et la place de l'église) qu'à gauche (qui est devenu la médiathèque).
Le nom des habitants de l'époque a été rajouté, ce qui permettra à quelques anciens de revoir le secteur de leur enfance, et aux personnes récemment arrivées à Faverges à le découvrir.

 

Le début de la portion sud de la rue Carnot a été appelé Rue Centrale (ainsi dénommée dans le recensement de 1861), il hébergeait de nombreux commerces.
Sur la photo de 1900 des éditions Pittier, de gauche à droite, on peut y voir l'enseigne du notaire Maurice Chatelain au-dessus de sa porte d'entrée, puis la devanture du boulanger Pierre François Revil, l'entrée de l'appartement de Mme Mol épouse Emmanuel Blanc (ancêtre des Dr Mouthon), puis l'étal du drapier Alphonse Fillion (qui deviendra la boutique toujours très achalandée de Maurice et Mme Thonon), et la petite boutique du buraliste Joseph Gruet.
Sur la droite, la façade du Berny, anciennement Brasserie Saint-Jean de Jean Lyannaz, est en réfection et agrandissement. La bâtisse abritait également le cordonnier Georges Bouvard. Actuellement, l'ensemble héberge le restaurant le Lie Vain Lou.
Au-devant de la maison en alignement du cultivateur Lucien Boymond, coulait le biel à découvert.

 

La rue Carnot-sud vers 1900 avec son bassin public utilisé par les lavandières, et la maison Masset à deux étages, sur la place Nicolas-Blanc qui deviendra la place de la Sorbonne (en l'honneur de Jean Cochet qui fut recteur de la Sorbonne à Paris).
On remarquera sur la partie gauche l'escalier qui descend directement sur la rue, de la maison Garin François épicier, et devant leur entrée, les soeurs Perrière Joséphine (née en 1866) et Ernestine (née en 1868), ouvrières en soie à l'usine Stünzi.
Sur le pas de la porte, se trouvent les soeurs Ernestine et Joséphine Perrière.
La partie droite de la carte a subi l'incendie du 24 juillet 2018 qui a détruit 17 appartements. Elle sera prochainement rasée avant une rénovation complète.

 

Pour connaître l'Histoire et le Patrimoine local, adhérez à l'Association.

Un rendez-vous incontournable se tient chaque jeudi de 15h à 17h, salle 101 de la Maison des Associations, place des Combattants d'AFN.
Prochaine réunion le jeudi 8 octobre.


Prendre rendez-vous au 04 50 44 53 27 ou bien au 04 50 44 53 76.

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 10:24

Cet hôtel est très mal connu des Favergiens dont peu se souviennent même de son nom. Pourtant, ils sont passés devant dans leur enfance, d'autres s'y sont réunis par la suite, avant qu'il soit désaffecté pour insalubrité et risque d'accident, puis démoli.

 

Sur cette vue de côté, on voit l'entrée des étages dont quelques fenêtres sont encore ouvertes. La seconde bâtisse de droite était le café FAVRE avec ses deux entrées et la fenêtre au rez de chaussée en arc de cercle, mais aux fenêtres fermées à l'étage.

Ces deux bâtiments seront abattus au début des années 1980 pour laisser la place à un parking jusqu'en 2018.

 

L'hôtel "Au Lion d'Or"

 

En 2018, la municipalité décide de confier la réalisation d'une fresque afin de donner à cette façade un caractère moins grisâtre, et que tous les Favergiens trouvent triste.
Paradoxalement, l'artiste sollicité n'a qu'un cahier des charges succinct, "se référer à l'origine artisanale de la ville". Une confiance aveugle lui est accordée, et, en quelques semaines, la façade s'orne progressivement d'une jeune dame oeuvrant à sa machine à coudre, canette en l'air, papillon voletant dans le décor.

 

 

Chacun sait que cette jeune employée ne pouvait évidemment pas travailler à la Manufacture de soie, composée exclusivement d'ouvrières chargées de réparer les fils cassés sur des métiers à tisser et non pas oeuvrer à la confection d'habits à l'aide d'une machine à coudre, telles Marie Bouvard et Elisabeth Rolla sur cette photo d'avril 1957.

 

Cette pratique était celle des petites mains qui travaillaient dans la rue Asghil Favre, sur des chemises d'hommes au bénéfice d'Armorial d'Annecy, ou des tricots Pering du Côteau dans la Loire (Source M.M.)

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 07:00

Au début du XXe siècle, 18 débits de boissons sont recensés à Faverges

Actuellement, conséquence du Covid-19, la plupart des commerces non alimentaires ont baissé leur rideau pour un temps indéterminé. Les bars sont des lieux de rencontres importants pour un moment de détente après le travail et pour les amis qui aiment échanger sur la vie locale, les événements mondiaux, et les catastrophes. Au centre ville une terrasse, par beau temps, lors des marchés hebdomadaires et des animations est très fréquentée et procure une agréable ambiance conviviale de voisinage. Pendant la période de confinement que nous vivons, l’inaccessibilité de ces lieux accentue la désertification du centre-ville et les rares piétons sont toujours surpris du calme inhabituel qui règne, avec seulement les clients des boulangeries, des pharmacies et des commerces alimentaires qui attendent leur tour en respectant des distances.

En 1906, dix-huit débits de boisson étaient recensés à Faverges

Chaque rue et hameau possédaient leurs lieux de rencontre autour d'un verre.

Au centre ville : rue Carnot (Adélaïde RANNAUD, Françoise CHAPPELAIN, François JORIS, Maurice TERRIER) et place Carnot (Jules DUPONT), rue Gambetta (Joannès RICHARD, Théophile SUCRE, Cyrille NEYRET), rue Nicolas Blanc (François RULLAND), rue Victor Hugo ( Pierre BAL, Joséphine JOGUET, Louis DUSSOLLIER), avenue de la Gare (Joséphine PORTIER), rue de la République (Péronne MONNET DOUCET, Virginie BLAIN, Auguste PORTIER, Louis SAVOYEN), l'actuelle place des combattants d'AFN.

Dans les hameaux de Favergettes, Vesonne, le Villaret, Verchères et Frontenex, ces lieux publics rassemblaient la population. Les veuves de guerre avaient l'autorisation d'ouvrir un bar dans une salle de leur maison, en rez de chaussée.

Un limonadier (François GUIGON) et un marchand de vin (François CHEVRIER) étaient établis à Faverges dont la population était de 2 258 habitants, dont 31 étrangers à la commune.

Des bars de cette époque sont encore en activité : Les Deux Savoie, Hôtel de Genève, Hôtel du parc, Brasserie Saint-Jean, Bar de l'Hôtel de ville, Bar du PMU...

(Propos recueillis de Jeanine Lachenal, Michel Mollard et Bernard Pajani par Marité Martinet.)

La Brasserie Saint-Jean en 1927, debout au centre le propriétaire, M. Lyannaz.

Au XXIe siècle, elle est devenue le Berny qui est en train de se transformer à son tour en un futur restaurant.

Crédit photo : © collection Bernard Pajani

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:56

Suite à un achat sur internet, je reçois cette carte dont je juge, après réception, la description erronée :

Description erronée

 

 

FAVERGES - Veilles maisons  Numéro d'objet: 94506855

chez  chedeville.martine@wanadoo.fr

 

La vendeuse indique une pliure sur le côté droit

 

Mais la réalité est tout autre. On peut y constater une GRANDE CASSURE (en 2) et cinq pliures importantes sans compter les nombreuses froissures. Aussi, je réclame mais la vendeuse répond :

 

 

"Monsieur,Comparaison des 2 scans-Blog

Je suis désolée mais la description que j'ai faite est correcte. Vous notez qu'il y a plusieurs pliures. Elles n'y étaient pas avant l'envoi.

Je reprends la carte et je vous retournerai votre paiement en timbre comme vous l'avez fait lors du paiement. Merci. ISIBRI91"

 

Au reçu de cette réponse mensongère et de totale mauvaise foi, je lui envoie un comparatif entre sa carte publiée et celle reçue, montrant la correspondance totale et entière de la présence des SIX plis principaux, avant l'envoi. Je demande le remboursement du prix de la carte, des frais de port aller et des frais de port retour. (avant destruction de la carte pour que Mme ne puisse arnaquer quelqu'un d'autre).

 

Mais cette dame refuse d'acquitter les doubles frais de port qui resteraient ainsi - EN PLUS - à ma charge.

Elle réitère :

"Acceptation remboursement sans frais de port si retour carte entière"

 

Un tel comportement n'étant pas admissible de la part de collectionneurs, il convient donc d'en dénoncer la réalité.

[Toute vérification peut être effectuée à partir du numéro de la carte ou du nom de cette indélicate collectionneuse.]

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 17:12
Une adresse incontournable en Pays de Faverges :
Cercle Philatélique Cartophile et Généalogique Favergien
24, chemin de Pré la Dame
74210 FAVERGES
09 51 70 80 06



Au service des collectionneurs depuis 1978, chaque samedi, en période scolaire de 14 à 17h, salle 101 de la Maison des Associations.

Service des Circulations Philatéliques :
Responsable :
Agnès Pajani, 48-chemin de Pré la Dame 74210 Faverges - 04 50 44 53 76
Accepte toute l'année des carnets pour ses membres :
- France oblitérés
- Timbres EUROPA oblitérés
- Pays d'Europe : oblitérés uniquement dont Allemagne - Pays-Bas - Suisse
- Nouvelle Calédonie
- Timbres "Helvétie debout" de Suisse
- Oblitérations de Savoie : Daguin - Flier - Krag - Secap
- Les Hommes et Femmes de Savoie
- Documents de ou sur la Maison de Savoie

Service de Circulations Cartophiles :
Le Cercle accepte de recevoir sous forme de photocopie
(24, chemin de Pré la Dame 74210 FAVERGES)
ou de scan (phila.faverges74@wanadoo.fr) toute carte des villages et villes suivantes :
Bassin favergien : Chevaline, Cons-Sainte-Colombe, Doussard, Faverges, Giez, Lathuile, Marlens, Montmin, Saint-Ferréol, Serraval, Seythenex, Tamié, Vesonne.
Beaufortain : Arêches, Beaufort-sur-Doron, Queige, Villard-sur-Doron
Talloires
Toute carte des villages de Haute-Savoie.


Service de Bibliothèque :
plus de 500 volumes disponibles chaque samedi lors des permanences.
Abonnement aux revues "Echo de la Timbrologie", "Timbres Magazine",
"Cartes Postales et Collections"

Abonnement aux clubs : ACEMA, AFPT, ASCOFLAMES.
Abonnement aux revues "Rameaux Savoisiens", "Revue du Cegra", "la Revue française de Généalogie"

Service du matériel :
Tout le matériel nécessaire au collectionneur philatéliste, cartophile ou numismate peut être commandé, au prix club, avec rabais consenti aux clubs.
Des arbres d'ascendance à compléter sont disponibles lors des permanences.
Il existe actuellement 3 modèles différents : comique - 5 générations - 6 générations.


Section de Généalogie :
Réunion tous les 1er et 3e jeudis du mois, de 17h à 19h
Salle 101 de la Maison des Associations
Informations, contacts, résolution de problèmes, bibliothèque généalogique ...
En mairies : relevés d'actes, saisies sur informatique, numérisation d'archives ...

Un blog à consulter :
phila.faverges74.over-blog.com
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Présentation

  • : Le blog d'un écrivain savoyard
  • : Activité littéraire de l'auteur. Activité des collectionneurs philatélistes, timbrés, cartophiles, généalogistes,... des Sources du Lac d'Annecy - Pays de Faverges (Haute-Savoie). Le contenu de ce site est protégé par un droit d'auteur. Cependant il est autorisé de réaliser des copies pour votre usage personnel en y joignant un lien et après autorisation préalable de l'auteur.
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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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