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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 05:45

Fier d'être « Français »

Ordonnances Royaulx Nouvelles

Le-Francoys-nouvelle-langue.jpg« CXI. Et pource que telles choses sont souventeffois ad- / venues Sur l'intelligence des motz latins contenuz / esdictz arrestz, nous voulons que doresenavant tous arretz / ensemble toutes autres procédeures, soyent de noz cours / souveraines ou autres subalternes et inférieures, soyent / de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, / testamens et autres quelzconques actes et exploictz de jus- / tice, ou qui en dépendent, soyent prononcez, enregistrez et / délivrez aux parties en langage maternel francoys, et non autrement. »

© Archives nationales, musée de l'Histoire de France

 

Ordonnan du Roy sur le faict de Justice

Preambule-de-l-Ordonnance-de-Villers-Cotterets.jpg

© Exemplaire tardif avec fautes de copie

Francoys, par La grâce de dieu, Roy de France,

Savoir faisons, A tous présens et advenir, que pour aucunement pourvoir / au bien de notre Justice, abbréviation des procès, et soulaigement de noz / subjectz, avons, par dict perpétuel et irrévocable, Statué et ordonné, / Statuons et ordonnons les choses qui S’ensuivent.

Art. 1. – Aussi Sera faict Registre en forme de prenne des baptesmes qui comprendront / le temps et lheure de la nativite et par lextract dudict Registre Se pourra / prouver le temps de maiorité ou minorité et fera plaine foy a ceste fin.

Art. 2. – Et affin que ny ayt cause de doubte sur Intelligence desdicts arrestz nous voulons et ordonnons quilz Seurat faitz et escriptz Si clairement quil ny ayt ne puisse avoir / aucune ambiguïté ou Incertitude ne lieu a en demander Interprétation.

Art. 3. – Et pour ce que telles choses Sont Souventes fois advenues Sur lintelligence des motz / latins contenuz esditz arrestz, nous voulons que dorénavant tous arrestz ensemble / toutes autres procédures Seront de noz cours Souveraines ou autres Subalternes et / Inférieures Soient de Registres enquestes contractz commissions Sentences testamens / et autres quelzconques actes et exploictz de Justice ou qui en dépendent Soient prononcez / enregistrez et deslivrez aux parties en langaige maternel francoys et non autrement.



Timbre-Ordonnance-de-Villers-Cotterets.jpgExplications

L'ordonnance de Villers-Cotterêts est un texte législatif édicté par le François 1er, roi de France, entre le 10 et le 25 août 1539 (vingt-cinquième année de son règne) à Villers-Cotterêts, (dans l'actuel département de l'Aisne), enregistré au Parlement de Paris le 6 septembre 1539. Elle fait suite aux ordonnances de ses prédécesseurs, Charles VIII et Louis XII.

Comprenant cent quatre-vingt-douze articles, elle réforme la juridiction ecclésiastique, réduit certaines prérogatives des villes et rend obligatoire la tenue des registres des baptêmes, permettant ainsi au Roy de pouvoir lever les impôts dès l'âge de cinq ans (gabelle) et des soldats pour ses troupes lorsque les hommes atteignent leur majorité (15 ans).

Cette ordonnance est surtout connue pour être l'acte fondateur de la primauté et de l'exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France. En effet, pour faciliter la bonne compréhension des actes de l'administration et de la justice, elle leur impose d'être rédigés dans cette langue, le « francoys ».

Le « francoys » évoluera en « français », par simplification de l'ancienne prononciation « ouai ». Il devient ainsi la langue officielle en lieu et place du latin, réduisant ainsi fortement les prérogatives et le pouvoir du clergé.

En ce 22 janvier 2012, François Hollande proclame : « Ceux qui demandent la nationalité française sont fiers de porter ce nom. » Les autres peuvent rentrer chez eux !

Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix !

A lire également : « Fier d'être Français » de Max Gallo – 2006 - Fayard

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 06:29

 

Un neveu du poète repose au cimetière de Faverges

L'histoire locale est toujours intimement liée aux sépultures. Les recherches généalogiques qui établissent la filiation de personnes dont l'oeuvre a marqué l'évolution de la commune à divers titres éclairent la connaissance du passé.

Dans le cimetière de Faverges, se trouve une enclave réservée à une grande et célèbre ancienne famille. La petite nécropole est communément appelée le "carré Blanc" comme indiqué sur le cadastre.

En 1822, Jean Pierre Duport, fondateur de la manufacture de "mosseline" décède. Son testament précise que sa veuve, Marie Rose Milanais, doit acquérir une parcelle de terrain pour y installer un cimetière que le bourg ne possède pas encore, bien que la paroisse ait été créée depuis 1803. Elle achète un terrain à Pierre Maurice Richard-Blanc. Des emplacements sont réservés pour la famille du donateur et ses descendants.

Nicolas Blanc, gendre du fondateur de la Fabrique, aura trois enfants. L’aîné Jules deviendra maire de Faverges après l’annexion, la seconde décèdera à 21 ans en 1828, et la troisième se mariera avec Jean Charles de Montherot en 1849. Ce dernier a pour mère Jeanne Marie Suzanne Clémentine, sœur de Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine, poète et homme politique français plus connu sous le nom d’Alphonse de Lamartine.

Ministre plénipotentiaire de sa majesté Napoléon III auprès de Son Altesse Royale, le Grand Duc de Bade, Jean Charles de Montherot décède en 1862. Son épouse Marguerite Sidonie Noémie Blanc, fait rapatrier son corps depuis Carlseruhe pour qu’il soit enseveli dans le "carré Blanc". Elle fait inscrire sur la pierre tombale son état et les noms de ses parents Jean Baptiste François de Montherot et Suzanne de Lamartine.

C’est ainsi que le patronyme du célèbre poète se trouve inscrit dans le cimetière de Faverges, aboutissement des recherches effectuées par le président du cercle de généalogie du pays de Faverges.

Marité Martinet


03-H-Jean-Charles-de-Montherot.txt6.JPG

L'alliance des familles Blanc et Lamartine gravée dans une pierre tombale au cimetière de Faverges.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 06:00

Le Baron Nicolas BLANC, industriel français puis savoyard 

 

Le baron Nicolas Blanc, né (Richard Blanc fils de Jean Claude Richard Blanc et Antoinette Doucet Magnin), le 26 juin 1780 à Faverges (Duché de Savoie) et mort le 22 décembre 1857 à Faverges (Duché de Savoie), est un grand industriel de l'Empire français (avant 1814) puis du royaume de Sardaigne (de 1814 à sa mort en 1857), du XIXe siècle.1780 Baron Nicolas Blanc (1780-1857)

Il est le gendre de l'industriel lyonnais Jean Pierre Duport (1756-1822), cousin homonyme du fondateur de la filature de coton d'Annecy. Il laissera son nom à la plus ancienne rue de Faverges et repose désormais dans le cimetière familial privé de cette commune aux côtés de son épouse Cléonice Marguerite (1799-1832).

  Héritier de l'entreprise de « mosseline » à la mort de son beau-père, en 1822, il la développe pour en faire la plus importante usine de tissage de soie de toute la Savoie. En 1834, il reçoit le roi de Sardaigne et duc de Savoie, Charles-Albert, lors de sa visite des territoires savoyards ; cela lui vaut d'être élevé à la dignité de Baron ainsi que sa descendance.

 

Son beau-père Jean Pierre Duport est né (fils de Pierre et Jeanne Marie Rey) le 13 octobre 1756 à Faverges [Page 60_74123_B_1743-1787_5mi740_0103.jpg]. Il meurt à Faverges, le 22 septembre 1822 [acte 38_74123_EC_1818-1837_4E890 (391).jpg], après avoir donné ses dernières volontés à son épouse qui s'en fera l'exécutrice testamentaire.JP-Duport_MRose-Milanais_1798--2-.jpg

 

 

C'est sous l'Empire français, le 19 fructidor de l'An V (5 septembre 1797) à Lyon, division du midi, que Jean Pierre Duport (à 41 ans) épouse Marie Rose Milanais (âgée de 18 ans), née le 18 août 1779 à Lyon-4e, fille de François Charles et Françoise Rose de la Roche.

[ci-contre, extrait du tableau réalisé par Pierre Révoil, peintre lyonnais, élève de David, en 1798]


                         Leur place dans le cimetière familial privé de Faverges (74)

Auparavant, le bourg de Faverges avait été érigé en paroisse et cure paroissiale le 4 août 1803 par Monseigneur de Revinville, et son curé particulier est devenu archiprêtre de tout le canton. Malgré cela, le bourg de Faverges a toujours conservé son droit d'inhumation au cimetière de Viuz. Il entend le conserver quoiqu'on vienne d'établir un cimetière dans la « banlieue » de Faverges pour l'usage seulement des habitants de la dite paroisse.

« ... Ce nouveau cimetière a été fondé et construit des deniers de Sieur Jean Pierre Duport qui l'a recommandé expressément à Mme son épouse, Mme Rose Milanais, quelques heures avant sa mort, laquelle pour se prêter aux pieuses intentions de feu son mari, s'est empressée d'acquérir un terrain suffisant pour cet objet, et en a fait faire la clôture, à ses frais, à l'exception du crépissage et de la belle croix plantée dans le centre du cimetière. Mme Veuve Duport a fait ensuite une donation pour toujours et pour servir à perpétuité à l'usage susdit du terrain qu'elle a acquis de Sieur Mauris Blanc à cette fin...» (J.A. André, curé - 1er janvier 1824)

Les BLANC01-carre-Blanc.JPG

Nicolas (1780-1857), né RICHARD BLANC, baron, syndic (maire) de Faverges, qui a laissé son nom à la plus ancienne rue de Faverges (auparavant rue de la Roche).

 

Ses deux filles :

Marguerite Sidonie Noémie (1829-1885), épouse de Jean Charles de Montherot, et Rose Hyacinthe Cléonice (1821-1828).

 

Son neveu Maurice Antoine (1804-1865).

 

Son petit-neveu (fils de celui-ci), Nicolas Hyacinthe Jules (1843-1919).

 

Sa petite nièce (fille du même), Colette Suzanne Marie Léonie (1831-1842).

 

Les DUPORT

Jean Pierre (1756-1822), fondateur de la Soierie de Faverges, ayant acheté les propriétés du sieur Antoine DUPORT, le 19 juin 1799, sur lesquelles il bâtit ex nihilo la manufacture de "mosseline" puis, ayant fait fortune, acheté le château qui domine ses usines à la Marquise Gabrielle MILLIET, le 24 février 1812 [dont le montant de taille était de 8 livres 15 sols 1 denier et 4 décimes] [74123_Livre des transports_G11_f°397V°]. Beau-père du baron Nicolas BLANC.

 

 

Anne Aimée Rose, sa première fille, née à Lyon le 24 prairial de l'an VI (12 juin 1798) [acte N°140 photo page 23 des archives en ligne de Lyon-Nord - registre 2E28], décède le 30 juin 1821 à Faverges [acte24_74123_EC_1818-1837_4E890] et est inhumée le 1er juillet, à l'âge de 23 ans.

 

Cléonice Marguerite, sa deuxième fille, née à Lyon le 7 vendémiaire de l'an VIII (14 septembre 1799) [acte N°14 photo 3/134 des archives en ligne de Lyon], épouse du baron, décède le 28 juin 1832 [acte 32_74123_EC_1818-1837_4E890] et est inhumée le 29 à Faverges.

 

Sa troisième fille Alix Françoise Aline, née à Lyon le 9 nivôse de l'an X (28 décembre 1801) [Enregistrement au 09/NIVO/10 [Division Nord/page41/acte271], qui deviendra épouse VERNY, n'est pas enterrée à Faverges.

 

 

 
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:34

Appel pour préserver une généalogie libre basée sur l’échange et le partage.

A ce jour, ce sont plus de 60 organisations et plus de 20 000 personnes qui ont signé cet appel.
Consultez la liste sur le site de l'appel:
http://appelgenealogielibre.free.fr/
 
De plus, si vous faites partie d'une association qui n'est pas encore signataire de l’appel, contactez-la et invitez-là à le signer également en tant qu'organisation sur le site de l'appel.
 
Vous pouvez également relayer l’appel sur votre site personnel ou sur le site de votre association. Plusieurs illustrations sont à votre disposition sur le site:
http://appelgenealogielibre.free.fr/soutien.htm

 

Le CPCGF a signé cet appel à une Généalogie libre basée sur l'échange et le partage. Faites de même.
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 04:23
Mes ancêtres "CHARLET" proviennent d'un petit village de Savoie, situé en tarentaise, qui se nomme "Notre-Dame-du-Pré".
Haut-perché, à 1175m d'altitude, au sommet de 31 virages en épingle à cheveux, ce village abrite l'origine savoyarde de ce patronyme.
Il ne fait aucun doute que les "CHARLET" de Haute-Savoie, plus précisément de Chamonix, proviennent de ce petit village. En effet, à Notre-Dame-du-Pré, se trouvent également le patronyme chamoniard, "DEVOUASSOUX" qui est aussi dit "DEVOIS" (sans doute par élision phonétique de la terminaison, le nom devait se prononcer "Devouasse", puis "Devouas" et "Devois"), et le patronyme "TERRAZ".
Car tout le monde sait (!) qu'à Notre-Dame-du-Pré ne se trouvent que "des terres et des champs" ... en effet, ces deux patronymes de "TERRAZ" et "DESCHAMPS" représentent à eux deux 50 % des patronymes au 16e siècle. Par bizarrerie locale, il existe très peu de patronymes composés.
Les "TAIRAZ" de Chamonix ont vu leur patronyme se modifier ; ils n'ont pas conservé l'origine sémantique du mot "TERRE". Ils ont transformé leur phonème [è] en "ai". Cela est la preuve que cette transformation du patronyme originel s'est faite lors d'un autre changement qui ne peut être que le changement de lieu, d'habitat des porteurs du patronyme "TERRAZ".
Ainsi, l'origine géographique du nom "CHARLET" de Chamonix semble bien provenir du même lieu que celui des "TERRAZ". La présence du patronyme "DEVOUASSOUX", "DEVOIS" aussi bien à Chamonix qu'à Notre-Dame-du-Pré semble confirmer les relations existant entre ces deux communes savoyardes.
Dans ces deux villages de Chamonix et Notre-Dame-du-Pré se trouvent les trois patronymes "CHARLET", "TERRAZ" ou "TAIRAZ" et "DEVOUASSOUX" ou "DEVOIS", confirmant un déplacement de population.
Cela reste à confirmer par d'autres liens !





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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 03:59
Ma famille "MASSON" est originaire de La Clusaz (Haute-Savoie).
J'ai découvert mon plus lointain ancêtre - né vers 1485 - dans un relevé des "hommes lieges taillables et francs" au bénéfice du Prieuré de Talloires (bord du lac d'Annecy).
Dans la liste des "hommes francs", est cité un "Claude à feu Maurice feu fils d'Estienne à feu Antoine DESOCHES alias ROZ dit MASSON" (Grosse f°52)

Antoine est mon plus lointain ancêtre dont le patronyme d'origine "DESOCHES" signifie que la famille vient d'un lieu qui a été défriché, a été rendu fertile par le travail des hommes qui ont porté ensuite le nom de ce terrain.
"Les oches", en langue d'oïl, est un nom commun signifiant 'terrain fertile', 'jardin fruitier'. Attesté sous la forme olca en latin médiéval, ce mot provient d'un pré-celtique *polkā. On le trouve à l'origine de nombreux toponymes :
  • Les Houches est une commune française, située dans le département  de la Haute-Savoie.
Sa famille devait avoir les cheveux ROUX, la barbe ROUSSE, ce qui a entraîné la différenciation des individus par le terme "ROZ". Il n'est pas vraisemblable que l'origine en soit "Rodolphe" qui est un autre prénom et ne permet pas la distinction patronymique des individus car il n'y a pas la notion de "fils de".
En 3e lieu, sa famille ancestrale devait, peut-être lorsqu'ils se sont installés dans ce lieu retiré des "OCHES" pour y cultiver la terre, être parmi celles qui construisaient les maisons, étaient des "maçons" dont la graphie était à l'époque "MASSON".
Ainsi, dans ce patronyme de mes ancêtres, se trouvent trois des origines des patronymes, le nom de lieu "LES OCHES", la particularité physique, le teint "ROUX", et enfin, la profession exercée "MASSON".


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 20:45

Livre "Charlet"

Une énigme enfin résolue :

"Rendons à César ce qui est à César !"

 

Nous possédons dans la famille un mémento sur lequel le prénom de notre ancêtre est libellé "César-Marie". Des cousins et cousines écrivaient dans leur généalogie sur internet qu'il portait les prénoms de "Marie-César". Et nos parents l'ont toujours connu comme étant appelé "César". La question qui se posait était donc : "César CHARLET était-il né César ou Marie-César ou César-Marie ?"

Pour obtenir une réponse, il fallait se rapprocher des actes originaux, de naissance et de baptême. Nous avons retrouvé les quatre actes, les deux civils qui se trouvent en mairie et aux Archives de la Savoie à Chambéry, et les deux religieux qui sont actuellement entreposés à l'évêché de Moutiers.

 

1er acte : Il se trouve en mairie de Notre-Dame-du-Pré

Acte de naissance n°8

Ce premier acte a été transcrit par le secrétaire de mairie de la commune, et le maire, Amand GUERIN, l'a signé. Il a été transcrit sur les deux registres tenus à cet effet, "le 22 mai à neuf heures du matin". Le père Eugène CHARLET est venu lui-même déclarer son enfant né de Justine TERRAZ "le 20 mai à deux heures du soir" et il "a déclaré lui donner le prénom de César". Les témoins de la naissance qui signent sur le registre sont "Dominique DESCHAMPS, âgé de vingt-cinq ans, et Rémi DESCHAMPS, âgé de vingt-cinq ans, tous deux cultivateurs, domiciliés à cette commune." Tous signent sur le registre.

 

2e acte : Il est disponible aux Archives départementales de la Savoie, à Chambéry. Sa cote est [730190_AD73_3e2237_p235 et p236]

Acte de naissance n°8

 

Il a été transcrit par le même secrétaire de mairie, dans les mêmes termes et signé par le maire, les deux témoins et le père Eugène CHARLET. Transcrit à l'identique, il avait été envoyé en préfecture, il a été ensuite déposé aux Archives départementales.

Il mentionne également que son père "a déclaré lui donner le prénom de César".

Comme pour le premier acte, il porte en marge, la mention de son décès "le 27 septembre 1947", mais aucunement celle de son mariage en 1891, époque où la mention marginale n'était pas encore obligatoire.

En marge, se trouve transcrit un acte qui ne le concerne pas, celui d'une naissance oubliée dans le registre et transcrite en 1874. Elle ne nous intéresse pas.

3e acte : Il se trouve dans le registre de catholicité de l'année 1867, aux Archives diocésaines de Moutiers.

Acte de baptême n° 9

 

Le jour-même de sa naissance, "le 20 mai 1867", l'enfant est présenté à l'église par Josué DESCHAMPS pour son baptême qui a lieu "à six heures du soir" et "l'enfant a reçu le nom de César". Les parrain et marraine sont César TERRAZ représenté par Josué DESCHAMPS, le déclarant, et Louise CHARLET, elle-même. C'est le recteur RULLIER qui l'a baptisé et qui a signé l'acte.

Pourquoi n'est-ce pas le père qui présente l'enfant ?

Eugène CHARLET était colporteur et devait se trouver éloigné de Notre-Dame-du-Pré ; cela explique aussi le décalage de la déclaration en mairie, deux jours plus tard.

Qu'est-ce que le "registre de catholicité" ?

Annuellement, après la fin de chaque année civile, le recteur transcrit tous les actes de baptêmes, mariages et sépultures sur un livret, doublant ainsi son registre.  Ainsi, les actes ne portent pas la signature des déclarants, seul le recteur signe après avoir apposé la mention « pour copie conforme ». Il envoie ce livret à l'évêché qui établit le registre annuel, pour toutes les paroisses de sa circonscription, de tous ces actes religieux, d'où son nom. C'est la raison pour laquelle on trouve les 86 paroisses de l'évêché dans des registres annuels de 1827 à nos jours.

4e acte : Il se trouve dans le registre des baptêmes "50P91" de 1861 à 1899, aux Archives diocésaines de Moutiers.

Acte de baptême n° 9

Nous découvrons un acte de baptême différent de celui du registre de catholicité.

Ce 4e acte porte la mention "et a reçu les noms de Marie César", le terme "Marie" est souligné. En réalité, l'acte a été "altéré". Tentons de donner une explication car à la lecture attentive, on découvre des ratures et des surcharges.

On peut ainsi déterminer qu'il y a eu des interventions successives :

1°) A l'origine, le rédacteur avait inscrit "Marie César" dans le texte et "Mie César" en marge (abréviation comme dans les autres actes du registre) et l'expression "les noms" comportait des "S" terminaux.

2°) Dans un deuxième temps, les termes "Marie", "Mie" et les "S" terminaux ont été grattés. En même temps, le terme "Marie" du texte a été remplacé par une barre d'annulation

3°) Plus tard, une autre main, d'une encre différente, a réinscrit les "S" terminaux, le terme "Marie" dans le texte, au-dessus de la barre, et le terme "Marie" en entier dans la marge.

Les preuves en sont les traces de grattage, l'encre plus pâle, la graphie différente du "M" et les deux points présents au-dessus du "i" de "Marie" dans la marge.

               

La barre d'annulation         En marge                   abréviation              les "S" du pluriel

Cela peut s'expliquer de la façon suivante.

Tout d'abord, c'est le 1er acte qui a été établi à Notre-Dame-du-Pré, aussitôt après la naissance de l'enfant. A la suite du baptême, le recteur a inscrit les noms de l'enfant selon la déclaration de Josué DESCHAMPS, "Marie César". Mais le père, à son retour de colportage, a demandé de rectifier le prénom en "César", tel qu'il le désirait et l'avait déclaré en mairie, deux jours après la naissance. Le recteur Rullier s'est donc plié à la demande du père et a gratté les termes erronés et, en fin d'année, il a transcrit correctement l'acte sans mentionner le terme "Marie" pour l'évêché, respectant la volonté du père et en tenant compte de sa propre rectification.

Plus tard, une autre personne (?) est intervenue pour rétablir les premiers termes ; cette transformation n'a été faite ni par le père ni par la mère de César qui avaient donné le même prénom en mairie, ni par le recteur lui-même qui avait déjà envoyé la transcription à l'évêché.

Ce ne peut être que par une personne étrangère à la mairie, à la cure et à l'évêché, sans doute pour deux raisons que nous pouvons avancer :

  • *ajouter à "César" un second prénom qui soit celui d'un saint existant car il n'y a pas de saint portant ce prénom (les empereurs romains combattant les juifs et les chrétiens n'ont pas été honorés par l'Eglise catholique) ;

  • *mettre César "sous la protection" de la patronne de la paroisse, dans un intérêt purement religieux.

Mais changer un prénom sur un seul registre n'a aucun sens car seul le registre de cure a été "altéré". Ce que la personne ne savait sans doute pas, c'est que l'acte était toujours transcrit en quatre exemplaires, à cette époque.

Il ne peut s'agir que de sa fille Philomène, "Sœur Marie-Jeanne" en religion, qui voulait donner un "caractère religieux" à ce qui, à ses yeux, ne l'était pas.

Car, étant "garde-malades" de profession, elle s'est employée à s'occuper personnllement de sa famille en toutes circonstances. C'est elle qui a établi, de sa main, l'éloge funèbre de sa mère ; c'est aussi elle qui s'appropria, après la mort de César, la croix et le cœur pour les faire fondre pour les objets du culte ; c'est encore elle qui fit inscrire, sur le mémento, le prénom de "César-Marie", en inversant les deux termes, ne se souvenant sans doute plus qu'elle avait rajouté le second prénom devant le premier, et non pas derrière celui de "César".

Mais, on l'excusera d'avoir agi, encore une fois, dans un simple but religieux, bien qu'en contradiction avec la vérité prônée par l'église, "pour que son père gagnât son paradis parmi les saints de Dieu !"

Ainsi, nous rendons à César CHARLET, né le 20 mai 1867, son véritable prénom de

"César" !

Bernard-Marie PAJANI

arrière petit-fils de César CHARLET

15 avril 2009

 


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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 09:13

Le président Bernard Pajani communique :

Le Cercle Philatélique et Cartophile Favergien oeuvre depuis plus de 20 ans pour la "RECHERCHE DE NOS ANCIENS".

Cette activité fut d'abord consacrée aux photos. Le CPCF en a réuni plus de 600 avec l'aide des habitants du canton. Une grande exposition intitulée "Mémoire en 400 photos" fut présentée dans le hall de l'ancienne mairie durant le mois d'avril 2008. Elle reçut la visite de plus de 2000 personnes, certaines venant y découvrir plusieurs fois leurs parents et leurs amis, y amenant leurs enfants ou leurs parents et grand-parents.

De nombreux favergiens sont venus d'Annecy ou de la profonde Savoie, et même de la France voisine ( ! ).

Durant le Forum des Associations de septembre 2008, de nombreuses personnes ont sollicité le président pour ouvrir une activité consacrée à la Généalogie.

Ne désirant pas créer un club local, en plus du Centre généalogique de Savoie dont il est membre depuis 20 ans, le président a décidé d'ouvrir une section au sein du Cercle de Philatélie et Cartophilie, s'inscrivant ainsi dans le but prévu par les statuts dans la rubrique  "recherche thématique".

Depuis septembre 2008, quatre rencontres ont eu lieu entre les personnes s'étant manifestées ou dont les renseignements ont été communiqués au président.

A l'assemblée générale du 15 janvier 2009, les adeptes de la Recherche généalogique ont été conviés. A ce jour, déjà 12 personnes ont intégré le CPCF, d'autres sont susceptibles d'intégrer rapidement l'équipe.
L'activité de la section se tourne vers le relevé des actes d'état civil (naissances-mariages-décès) et paroissiaux (baptêmes-mariages-sépultures), mais aussi dans le dépouillement de toute liste informative de la population telle que les recensements.

L'activité se déroule dans les 10 mairies du canton et au local de la Maison des Associations : prochaine réunion, le jeudi 19 février, dès 17h.

Une adresse incontournable en Pays de Faverges :
Cercle Philatélique Cartophile et Généalogique Favergien
48, chemin de Pré la Dame
74210 FAVERGES
04 50 44 53 76



Au service des collectionneurs depuis 1978, chaque samedi, en période scolaire de 14 à 17h, salle 101 de la Maison des Associations.


Service des Circulations Philatéliques :
Responsable : Agnès Pajani, 48-chemin de Pré la Dame 74210 Faverges - 04 50 44 53 76
Accepte toute l'année des carnets pour ses membres.

Service de Circulations Cartophiles :
Le Cercle accepte de recevoir sous forme de photocopie ou de scan (phila.faverges74@wanadoo.fr) toute carte des villages et villes suivantes:
Bassin favergien : Chevaline, Cons-Saint-Colombe, Doussard, Faverges, Giez, Lathuile, Marlens, Montmin, Saint-Ferréol, Seythenex, Tamié, Vesonne.
Beaufortain : Arèches, Beaufort-sur-Doron, Queige, Villard-sur-Doron
Talloires
Cartes postales des villages de Haute-Savoie

Service de Bibliothèque :
Plus de 500 volumes disponibles chaque samedi lors des permanences.
Abonnement aux revues "Echo de la Timbrologie", "Timbres Magazine", "Cartes Postales et Collections"
Abonnement aux clubs : ACEMA, AFPT, ASCOFLAMES.
Abonnement aux revues "Rameaux Savoisiens", "Revue du Cegra", "la Revue française de Généalogie"

Service du matériel :
Tout le matériel nécessaire au collectionneur philatéliste, cartophile ou numismate peut être commandé, au prix club, avec rabais consenti aux clubs.
Des arbres d'ascendance à compléter sont disponibles lors des permanences.
Il existe actuellement 3 modèles différents : comique - 5 générations - 6 générations


Section de Généalogie :
Réunion tous les 1er et 3e jeudis du mois, de 17h à 19h
Salle 101 de la Maison des Associations
Informations, contacts, résolution de problèmes, bibliothèque généalogique ...
En mairies : relevés d'actes, saisies sur informatique, numérisation d'archives ...


Un blog à consulter :

 

phila.faverges74.over-blog.com

 

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  • : Le blog d'un écrivain savoyard
  • : Activité littéraire de l'auteur. Activité des collectionneurs philatélistes, timbrés, cartophiles, généalogistes,... des Sources du Lac d'Annecy - Pays de Faverges (Haute-Savoie). Le contenu de ce site est protégé par un droit d'auteur. Cependant il est autorisé de réaliser des copies pour votre usage personnel en y joignant un lien et après autorisation préalable de l'auteur.
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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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