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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 09:00

Bernard Pajani, président d'Histoire et Patrimoine des sources du lac d'Annecy et spécialiste de l'histoire locale, dédicacera cette fin de semaine vendredi 24 août et samedi 25 août, ses ouvrages et ceux de l'association à Carrefour Market, route d'Annecy à Faverges, le matin de 10 heures à 12 heures.

- Faverges et ses environs en 1906 (1982)

– Le Bassin favergien (2007)

– Une famille savoyarde (2008)

- Le jour où Faverges brûla (19 avril 1783) (2010)

- La Musique de Faverges (2017)

- Le Patois de Marlens (2018)

Bon de commande à télécharger

ainsi que les brochures :

- La famille du baron Blanc

- Le Biel de Faverges

- Le hameau du Villard de Faverges

- Chronique favergienne de 1914

- Le boulodrome de Faverges

- La musique de Faverges.

 

En souscription

Le public pourra souscrire à un prix privilégié les ouvrages en cours de finalisation

- « Le journal d'une jeune Bourgeoise, Sidonie Serand » (1250 pages - 40€).

(Attention : Ce livre ne sera pas vendu dans le commerce)

Bon de souscription à télécharger

 

 

 

 

 

- « Les 22 fours à pain de Faverges » (240 pages – 21€)

avant parution en septembre et octobre prochains.

Bon de souscription des Fours à télécharger

 

Contacts direct avec l'auteur :

phila.faverges74 AT @wanadoo.fr

http://phila.faverges74.over-blog.com

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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 08:59

Le groupe de passionnés de "l'Association-2018" au siège social situé 276, route des vignes à 74290 TALLOIRES-MONTMIN  <asso-2018@orange.fr>

vient d'éditer deux ouvrages :

- le Coutumier de l'Insigne Prieuré de Talloires, journal de bord des moines de l'Abbaye. Entièrement traduit en latin par Jean-Loup Berthez et Nicole Mathis, "deux habitants d'Angon imbibés d'histoire et d'environnement locaux", il décrit en 124 articles -datés de 1568- les règles que doivent suivre le Révérend Seigneur Prieur, les Seigneurs Religieux et autres prébendés, ainsi que les Officiers de l'Insigne Prieuré Conventuel de la Bienheureuse Vierge Marie de Talloires, de l'Ordre de saint-Benoît, du diocèse de Genève.

 

- Le Gerbier

En un seul recueil, les 35 passionnants exemplaires, aujourd'hui introuvables, de la publication bimestrielle (années 1980-1985) de Christiane BOEKHOLT, qui retraçaient de façon très documentée, anecdotes comprises, la grande et la petite Histoire de Talloires.
Cette publication est augmentée d'inédits de Christiane BOEKHOLT.

 

À cette grande occasion, l'Académie Salésienne organise le 22 septembre prochain un colloque sur le millénaire de l'abbaye de Talloires. Vous trouverez, grâce au lien ci-dessous, toutes les informations relatives à cet important événement culturel et historique, qui se tiendra à Talloires même : bulletin d'inscription, programme, informations pratiques...

Inscrivez-vous dès maintenant  : http://academie.salesienne.free.fr/articles/view.php?id=62

 

La presse locale s'est faite l'écho de la sortie des deux premiers ouvrages.

 

Le président d'Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy communique la prochaine sortie de l'ouvrage

(disponible à partir du 21 octobre 2018 au 40e anniversaire du Club à Faverges)

"Le Journal d'une jeune Bourgeoise - Sidonie Serand - 1849-1863"

en deux volumes comprenant près de 720 pages.

édition limitée au nombre de souscripteurs : 40,00 € avant le 27 août 2018

 

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 10:00

En 1732, la place du marquis de Faverges (Duché de Savoie – Royaume de Sardaigne) soit Place Carnot de Faverges d'aujourd'hui (Département de la Haute-Savoie - République Française), appartenait au Seigneur qui y exerçait son droit de justice, et y avait auparavant placé un pilori. Par succession, elle devint propriété de Messire Charles Joseph Joachim MILLIET (1726-1787), marquis de Faverges, ( également comte de Montebello, seigneur de Marlens, co-seigneur de Saint Ferréol et de Seythenay, seigneur de la maison forte de Caton et de la maison forte de la Balme ).

Au-delà de la rue qui entourait la ville, la maison isolée en n°1055 ( colorée ci-contre ) dite "des Pères Capucins" – car ils y venaient tous les ans durant le temps de carême s'y faire héberger dans quatre chambres et une cave - était la propriété de Balthazard DIDELLE, puis de la confrérie du St Sacrement en 1786 par adjudication.

Essai de datation

Sa datation doit s'apprécier en prenant pour référence les rues de Faverges qui sont, chronologiquement de la plus ancienne à la plus récente sur la mappe sarde, la "rue de la Roche" ou "rue Vieille" soit "rue Nicolas Blanc", puis la "rue centrale" soit "rue Carnot", et enfin la "rue tendante du couchant" soit la "rue Victor Hugo" dont les maisons servaient de mur d'enceinte.

Ainsi, pour l'ensemble des rues, la datation irait du haut moyen âge pour l'époque où le château était en bois, au XIIe siècle, concomitamment avec la tour actuelle du château et les maisons de part et d'autre de la rue au-dessus du Biel, puis la deuxième rue avec la place du pilori (Place Carnot), et enfin tel qu'on peut l'observer au XVIIIe siècle, la 3e rue servant de protection générale en entourant la ville.

Cette maison n°1055 ne présentait aucune tour permettant le guet dans l'enceinte puisqu'elle n'en faisait pas partie, étant située au-delà des maisons, dans un secteur sans voie de communication. Nous verrons plus loin son utilité.

Nota : On peut comparer cette prétention du chanoine Duret avec ses propres dires sur celle d'un vicus à Viuz de 2500 personnes, plus important que Boutae, à l'époque romaine ( ! ! ).

L'incendie de 1783

Cette maison des Capucins est située dans le secteur incendié en 1783, dans le grand embrasement de la ville du 19e avril (Bernard Pajani, Le jour où Faverges brûla, Editions BP, (ISBN 9782953485813),). On peut remarquer l'adjonction de la partie droite qui avait sans aucun doute disparu lors de cet événement, la trace noire étant recouverte par la chaux de construction.

[ Vue de la tour en début juillet 2018 ]

Réquisitionnée comme bien national en 1793, elle devint la propriété de la Communauté de Faverges, et a été achetée par Jean Pierre DUPORT en 1800, puis enfin par les sieurs Antoine CHAPELLE et THORENS en 1818. Contiguë à cette maison, il n'existait aucun membre de maison qui pouvait permettre d'engendrer une enceinte du bourg de Faverges. Cette dernière était formée par l'alignement des granges et maisons de la rue Victor-Hugo qui portait alors le nom de ''Rue tendante du Couchant''.

La place Carnot (place centrale) ayant été ouverte vers le nord-ouest, la placette en n°1144, et la démolition des maisons en n°1143 et 1145 et de la grange en n°1146 ont permis l'ouverture de la route de Grande Communication de Faverges à Annecy, de 1818 à 1824 (dite route Victor-Emmanuel).

L'angle arrondi n'a pas été détruit lors de la construction de cette voie de communication (nous verrons plus loin son utilité dans le premier édifice), mais intégrée à l'arrière de l'hôtel qui fut construit le long de la route, l'Hôtel Savoyen, avant de devenir la propriété de la famille Fossorier et le magasin de "La Belle Jardinière".

De l'inexistence d'une tour moyenâgeuse

Car en effet, comment imaginer que des Pères Capucins aient été chargés à une quelconque époque de protéger les habitants d'un bourg des attaques ennemies, alors que leur principale préoccupation était l'enseignement ou la pratique religieuse ? D'autant plus que le 2e étage de la maison ne pouvait pas être loué en raison de la venue des Frères Capucins pour leur retraite annuelle ? Comment imaginer qu'une tour de défense puisse exister au-delà des murs de la ville, sur des prés que l'on appelait Les Prés marchands, sans route d'accès pour pénétrer dans celle-ci ?

Quant à y reconnaître une origine plus ancienne, cela fait partie d'un imaginaire de contes pour amuser les jeunes enfants, se valoriser pour plaire aux touristes !

Une visite des lieux durant la phase de débarras des biens intérieurs avait permis de constater que cette tour n'avait jamais eu d'escalier en colimaçon pour y monter (ce qui était la caractéristique principale, unique et incontournable d'une tour de guet), mais possédait des planchers à tous les étages. C'est la raison pour laquelle nous avons parlé de "destruction", car elle n'existait pas en l'état supposé mais comme une adjonction à un bâtiment principal, ce qui sera prouvé par la découverte d'un acte notarié descriptif.

On y voit encore clairement un lavabo, preuve de la présence en ce lieu d'un cabinet d'aisance.

De l'utilité de la tour d'angle

 

L'angle arrondi de la maison « La Belle Jardinière » (maison du 1er plan) située à l'angle ouest de la parcelle 2312 (cadastre actuel), ne comporte pas de tour de défense moyenâgeuse : on doit y reconnaître précisément la façade extérieure (d'un escalier intérieur qui a été abandonné au profit d'un agrandissement des pièces, mais cela anciennement ) de latrines sur deux étages construites en addition au-devant de la maison, comme cela est décrit dans un acte d'état du 20 octobre 1786, par le notaire royal Pierre Prévost, dont voici des extraits.

« Je Claude fils de feu Claude DUNAND [ je suis âgé d'environ 53 ans, laboureur et charpentier de profession, mes biens valent environ 12 000 livres, et au surplus je ne suis point parent, allié, créancier, débiteur, ni domestique des parties. ] natif et habitant de la parroisse de Seytenex ensuite du serment que je viens de prêter entre vos mains, vous dis et rapporte que je suis très instruit de la situation, dénomination, contenance, confins, bonté, valleur, et produit des pièces dont vous venez de me faire lecture des confins, lesquels j'estime, savoir la maison posséddée par le dit sieur DIDELLE située rière Faverges appellée la maison des Capucins consistante en deux appartements, savoir au Rey-terre d'une boutique, une cuisine, une chambre et un cabinet, et au second en une cuisine, une chambre, un cabinet, et une autre chambre part du Nord de la première sous laquelle est une espèce d'écurie, à 300 livres seulement, vu que cette dite maison est affectée d'une servitude qui en déprécie la valeur, le propriétaire étant obligé de fournir aux Capucins qui viennent tous les ans, en station pendant le carême quatre chambres et une cave, lequel occupe tout l'appartement du second, et par cette raison il devient sans produit dèz qu'on ne peut le louer ... »

« Je Claude fils de feu François FILIARD [ je suis âgé d'environ 33 ans, charpentier de profession, mes biens vallent 500 livres ] maître charpentier natif de la parroisse de Grésy en Genevois, habitant audit Faverges, ensuite du serment que je viens de prêter entre vos mains, et la visitte que je viens de faire des bâtiments dont s'agit, vous dis et rapporte qu'ils consistent en deux appartements l'un au premier qui est un Rez-terre, où ils s'y trouvent une boutique au levant, une cuisine, un cabinet voûté, et une autre chambre au couchant de ladite boutique, et au second il y a une cuisine, une chambre soit poële, et un cabinet voûté, et des latrines qui sont construites en addition au devant de ladite maison, et sur l'aile de ladite maison part de bise, il y a une autre chambre à laquelle on parvient par une mauvaise galerie, et au-dessous de cette chambre qui est petite, il y a une espèce d'écuirie au-dessous ... ; il se trouve un couvert au-dessus de la tour, soit les deux cabinets dont j'ai parlé cy-devant, lequel couvert se trouve pourri par défaut de manutention, il faut y replacer deux chevrons de 10 pieds de long et deux autres de huit pieds de long, sur quatre poulces à la queüe, lesquels chevrons j'estime approvisionné à trois livres... »

 

Amis visiteurs ! Lorsque vous parcourrez Faverges, en contournant le mas de la Belle Jardinière, vous ne manquerez pas de guider vos yeux vers cette particularité locale :

les latrines de la tour des Capucins

Une nouveauté en juillet 2018 :

La mairie de Faverges a entrepris de construire une halle qui jouxtera cette tour à toilettes publiques. Les travaux de démolition ont commencé et la fameuse "tour à latrines" restera donc en place afin de jeter un regard vers sa grande sœur, la tour du château sur laquelle l'une des municipalités précédentes y a fait élever un hourd, autre élément anachronique dans le paysage savoyard.

Mais les municipalités qui se succèdent ne sont pas à un anachronisme près, trompés par un savoisien patoisant "qui ne parlait pas le français", ou par une architecte d'un cabinet grenoblois qui "par choix personnel" a prévu une couverture de la halle en tavaillons, comme on le verra dans quelque temps.

La mairie révèle enfin la vérité en août 2018 :

En plus du patoisant savoisien et de l'architecte lauréate du concours cités précédemment, il convient de donner l'entière responsabilité du maintien de cette élévation à l'architecte référente des bâtiments de France qui, lorsqu'elle était en poste, a choisi de conserver cette élévation noircie par l'incendie de 1783. Alors que son successeur aurait pris une position inverse.

Parions que ce patrimoine de Faverges perdra toute trace de cet incendie, mais qu'en devenant un abri à sanitaires, il redeviendra ce qu'il était à l'origine, "les latrines de 1786".

Ainsi le patrimoine de Faverges sera conservé.

Exit "la tour moyenâgeuse" !

Vive la tour MMXVIII !

 

Signification :

Deux étymologies sont proposées :

  • Avant le Moyen Âge, on utilisait des vessies de porcs mâles (car les vessies des femelles étaient bien trop fines et donc cassantes) comme contenants (outres…) pour leurs qualités d’étanchéité et de praticité. Dans l’ancienne langue française, la lanterne était une histoire inventée, creuse et vide comme la vessie. La comparaison entre ces deux mots a donné cette expression.

  • La seconde se réfère au sens « baliverne » du mot « lanterne », et au fait qu’une vessie ne contient que de l’air, c’est-à-dire rien du tout. [Wikipédia]

  • Pour ma part, je penche pour la 1ère signification étymologique : Se tromper lourdement dans ses explications. Ne nous laissons donc pas berner par quelque cicérone mal informé, dût-il être un chanoine dur et méprisant des historiens !

© Bernard Pajani - Historien savoyard
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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 06:00

 

Chronique du Pays de Faverges de l'année 1914

L'Association à but non lucratif "Histoire et patrimoine des Sources du Lac d'Annecy" se prévaut de relater l'Histoire locale, sans détours, sans fioritures, en ne relatant que la vérité historique.

Ainsi, elle ne se prévaut pas de mentionner dans un livre des ''Morts pour la France'' ceux qui n'ont jamais vécu à cette époque, mais sont morts jusqu'à 45 ans plus tôt, à l'âge d'un seul jour, voire sont même morts-nés. Nous savons rester honnêtes, ne pratiquant aucunement la fausse vérité, de façon éhontée, en trafiquant l'Histoire !

Lecteur, c'est en nous soutenant que vous nous aiderez à faire respecter l'Histoire locale !

Adhérez à l'Association !

Achetez nos livres et nos brochures !

Merci d'avance.

Chronique Favergienne de l'année 1914

Jeudi 1er janvier

Faverges.- Cinéma Savoisien

Programme du dimanche 4 janvier 1914 :

La vie au fond des mers, en couleurs (documentaire). - La fille du Mexicain (drame). -Vue basse mais tête dure (comique). - Entr'acte. - Le roi de l'acier (grand drame), film de 900 mètres. - Entr'acte. - Pauline est capricieuse (comédie). - Gavroche veut faire un riche mariage (comique). (L'Avenir Savoyard_PER304-11_1914-01-01).

 

Samedi 3 janvier

Faverges.- Vol

Le sieur Coca, sujet italien, manœuvre à l'usine Stunzi, a constaté la disparition d'une paire de chaussures estimée 15 fr. Un nommé E..., qui a disparu de l'usine depuis ce vol, est soupçonné d'en être l'auteur. La gendarmerie a enregistré son signalement. (La Haute-Savoie_PER19_1914-12-03)

Faverges.- Tempête sur la Balmette

Dimanche, vers midi, un violent orage s'est abattu sur la contrée : dans quelques villages, des toitures ont été endommagées. À la Balmette, une trentaine de tuiles de Montcharvin (NDLR : Montchanin) ont été enlevées du toit de la maison Panisset ; l'une est tombée sur la tête d'un passant, J. Cavagnon, et lui a fait à la tête une blessure peu grave, il est vrai, mais s'il n'avait eu la précaution de se garer le long du mur, il aurait été sûrement assommé.

Lundi soir, vers les 3 heures, neige de quelques centimètres couvrant la vallée ; continue pendant la nuit et la journée de mardi. On peut voir, sur la route départementale, à quelques cents mètres de la gare de Giez, une automobile à capote, gisant dans le fossé, dont tout le devant a été déformé par un choc violent contre l'un des pylônes des forces électriques, qui lui-même, a été tordu par la force du choc. On ne sait à qui elle appartient, et par qui elle était montée. Des jeunes gens d'Annecy, dit-on, trompés par le brouillard et la neige, ont dû l'abandonner pendant quelques heures. Le taxi marquait 90, vitesse exagérée qui aurait pu endommager les voyageurs aussi bien que la machine ; cependant pas d'accidents de personnes. (Indicateur de la Savoie_PER30-16_1914-01-03)

Faverges.- Concert de la fanfare

Il faudrait remonter à de longues années en arrière pour pouvoir comparer les succès de jadis, à celui que viennent de remporter nos jeunes gens, chanteurs, musiciens et artistes qui ont tous fait preuve d'un talent très apprécié et d'un dévouement au-dessus de tout éloge. Aussi les salons de l'Hôtel-de-Ville étaient-il trop petits pour recevoir toutes les familles, tous les amateurs de bonne musique et de saines distractions. Rarement on constata société mieux choisie et plus joyeuse ; les dames, les demoiselles aux toilettes fort élégantes ajoutaient à l'auditoire un air de gaieté charmante que tout le monde a fort apprécié. Le programme, des mieux choisis, a été scrupuleusement exécuté et les applaudissements, les rires délirants, les « bis » n'ont pas été ménagés, et certes, les acteurs et les organisateurs de cette fête ont trouvé dans ses manifestations spontanées, leur récompense immédiate.

Fanfare-de-Faverges.jpgComment, dès lors, résister au plaisir d'adresser nos compliments les plus chaleureux aux aimables chanteurs E. Portier, Lyaret, Jean Neyret, et aux jeunes artistes L. Bouvier et Spéruzzola dans le duo « En avant ». Le drame « la bague sanglante » a été interprété avec un brio remarquable de sincérité par MM. Gaudin, P. Cagnin, J. Crabié, Déglise, et au « pied levé » notre excellent Hudrizier (qui) a bien voulu consentir à remplacer M. Chatel, victime d'un accident que nous souhaitons peu grave. La « Sœur dans l'Orphéoniste », duos interprétés par les désopilants F. Cagnin et J. Crabié a eu un succès étourdissant de rire joyeux et de rappel frénétique, ainsi que le vaudeville « à la salle de police », interprété par nos jeunes guerriers Convers, Déglise, Vouthier.

Le piano a été magnifiquement tenu par un jeune artiste Marcel Crabié, et la Fanfare municipale, sous l'active et intelligente direction de son chef M. Crabié, a obtenu comme toujours un gros succès. Un bal endiablé et fort nombreux a clôturé à 2 heures du matin cette joyeuse soirée dont tous nous conservons le plus gai souvenir.

À tous, chanteurs, musiciens, artistes et organisateurs, nous disons : merci de tout cœur. (Industriel Savoisien_PER59-23_1914-01-03)


Dimanche 4 janvier

Nouveaux Timbres

Les figurines à l'effigie de la Semeuse ayant été l'objet de tentatives de contrefaçon, il a été décidé pour rendre plus difficile l'écoulement des faux timbres et de créer un nouveau type de vignette.

L'exécution du dessin original de la nouvelle figurine a été confiée à un artiste sans concours préalable. Le projet réalisé par celui-ci sera soumis à l'examen d'une commission spécialement instituée à cet effet.

Il n'est pas question de créer des vignettes particulières au service de la poste aérienne. Le dernier concours pour la création d'un type de timbre-poste remonte au 5 février 1894.

Le jury chargé de juger les 684 projets soumis à cette occasion, a estimé qu'aucun deux n'était susceptible d'être retenu. À la suite de cet essai infructueux, le service postal a renoncé à la procédure du concours et a décidé, pour ses émissions de 1900, de faire directement appel à des artistes éprouvés. (Journal du Commerce et de l'Agriculture des deux départements Savoisiens_PER61-14_1914-01-04)

Semeuse de 1914 Croix-Rouge surchargeCe ne sera qu'au mois d'août, après la déclaration de guerre par l'Allemagne, pour venir en aide aux très nombreux blessés sur les champs de bataille que l'État français émit un nouveau timbre en surchargeant le 10c Semeuse précédent d'une surtaxe de 10c.

Semeuse de 1914 Croix-Rouge surtaxePour une vente générale le 10 septembre 1914, l'État fit graver un nouveau timbre-poste d'une valeur faciale de 10 c avec une surtaxe de 5 c au profit de la Croix-Rouge française.

 

Samedi 10 janvier

Saint-Ferréol.- Nomination du receveur-buraliste

Par décision du directeur des contributions indirectes de la Haute-Savoie, et à défaut de candidat militaire, M. François-Clément Prud'homme est nommé receveur-buraliste à Saint-Ferréol. (Indicateur de la Savoie_PER30-16_1914-01-10)

Faverges.- Installation de l'abbé Henry

M. l'abbé Henry, le nouveau curé de Faverges, a été installé dimanche. L'arrivée, annoncée pour 9 heures un quart, fut retardée par le mauvais état des chemins verglacés, et l'automobile qui amenait M. le curé n'entra en ville qu'à 10 heures. Une foule nombreuse et très sympathique l'attendait sur la place Centrale, où un compliment lui fut débité par Mlle Ramus et un bouquet de fleurs naturelles offert par Mlle Varchex.

À l'entrée de l'église, M. Favre Asghil, au nom du conseil de la paroisse et de la paroisse, lui exprima, en fort bons termes, les sentiments unanimes de ses paroissiens... (Indicateur de la Savoie_PER30-16_1914-01-10)

Faverges.- L'hiver et le temps

Pendant 48 heures, sauf 4 heures de répit, une tempête de neige, par brusques sautes de vent du nord, du sud et de l'ouest, a couvert le sol de 52 centimètres.

Le P.-L.-M. a fait passer son chasse-neige ; les Ponts et Chaussées ont toutes peines à tenir les chemins ouverts.

Le ''bief'' de Saint-Ferréol, qui fait mouvoir de nombreuses usines et moulins, est gelé, et le peu d'eau qu'il laisse passer se déverse sur les prairies de Bourboillon, qu'il couvre de glace. (Indicateur de la Savoie_PER30-16_1914-01-10)

Faverges.- Grosse émotion et grave affaire

Le dimanche 28 décembre, le Conseil municipal a émis son vote sur l'emplacement du pré de foire.

Depuis fort longtemps, le public demandait que les rues et les places de la ville ne fussent plus encombrées par le bétail des foires. Ces derniers temps, les Ponts et Chaussées ajoutèrent leur volonté à ce désir, ordonnant la liberté des routes départementale et de grande communication qui empruntent nos rues, interceptées par les foires.

En septembre, cette importante question fut ajournée.

Entre temps, tous les propriétaires de terrains susceptibles de devenir prés de foire présentèrent leurs plans et leurs prix ; la commission se rendit sur chacun de ces terrains.

Mais alors s'ouvrit la grave question de savoir où on mettrait le pré de foire : près de la gare ou à son opposé, de l'autre côté de la ville ? Cette dernière solution était réclamée par les commerçants et les débitants, désireux de voir traverser la ville aux gens venus à la foire et de les voir leur laisser un profit ; l'autre solution avait la faveur des éleveurs et surtout des acheteurs, à cause de la rapidité de l'embarquement des bestiaux à la gare.

Le 28 décembre la question fut mise en discussion.

D'abord, les projets proposés ne furent pas étudiés ; un seul fut mis en avant par M. Eyriès, maire, qui le fit sien jusqu'à engager sa situation de maire sur son acceptation. Et auparavant, M. Eyriès avait fait longuement le procès des « erreurs » de ses prédécesseurs. De cette sorte, M. Eyriès usa de tous les procédés de pression pour influencer le vote de ses collègues, ce qui ne saurait trop être blâmé, dans un régime démocratique, de liberté et de conscience d'admirateurs ; on procède de la sorte sous les régimes des autocrates.

Le projet cher à M. Eyriès consistait à acheter la moitié du clos de M. Asghil Favre, voisin de l'hôpital, - une superficie de 6 journaux ½ - avec le dessein d'acquérir ensuite le jardin Dufour-Bellet qui le précède du côté de l'Hôtel de Ville, afin de consacrer celui-ci a une avenue reliant la place de la Mairie à la nouvelle « promenade publique » établie dans le clos Favre et dont une partie devait servir de pré de foire. De plus, dans un avenir prochain, le projet Eyriès comprenait la construction d'une salle (dite palais) des fêtes dans la « promenade publique » nouvelle… Une dépense totale d'au moins 70.000 francs !

Le conseil, par 10 voix contre 4 et 2 bulletins blancs, après avoir rejeté le projet grandiose de M. Eyriès et de trois conseillers de la ville, vota l'emplacement du pré de foire dans les terrains de l'Annonciation, à l'ouest de la ville, du côté de la gare.

M. Eyriès donna sa démission de maire, qui ne fut pas acceptée, comme bien on pense, par la préfecture.

Puis une opposition fut présentée aux signatures de la ville, par M. Chappelain-Tiouzi, cafetier voisin du clos Favre, et ancien tenancier d'... hôtel, rue de Berne, à Paris, « au nom, disait ce dernier, des intérêts seuls de la commune ... »

En outre, les gens du bourg – les bourgeois, pour se servir du terme actuel, - commencèrent une violente campagne contre la population des villages et en particulier contre Viuz-Faverges, qu'ils chargeaient naturellement de ce « nouveau crime ». Ils les menaçaient, « pour laisser la ville maîtresse de ses destinées », de procéder à un sectionnement… Grosse émotion et grosse affaire, avons-nous dit en commençant.

Pré de Foire à l'Annonciation

L'explication de l'achat des clos Favre-Bellet et de la construction de la salle des fêtes réside tout entière dans ce fait qu'en 1914 arrivent à terme l'emprunt des écoles ; sans rien changer donc aux charges payées par les contribuables, on substituait, sous prétexte de pré de foire, à l'emprunt des écoles, un emprunt de place et d'avenue publiques nouvelles et de salle de fêtes... Rien de plus simple comme tour de passe-passe et rien de moins dispendieux pour ceux qui ne payent pas d'impôts.

Mais, au-dessus de toutes ces finasseries, se présente une grosse question qui ruine, semble-t-il, de fond en comble le projet du pré de foire dans le clos Favre : cet emplacement est proche voisin de l'Hôpital et les règlements formels déterminent une distance à observer dans ce cas, laquelle n'existe pas ici. Ce n'est pas, dans tous les cas, un bien grand souci de l'hygiène et du calme des malades qui semblent inquiéter les auteurs du projet Favre-Bellet. De plus, si les bestiaux venaient tous à passer bien en face de notre Hôtel de Ville, la propreté proverbiale de notre petite cité recevrait, de ce fait, un accroc un peu trop sensible et le règlement sévère, affiché de nouveau par le maire actuel, ne semblerait pas être un des soucis de nos administrateurs.

Quoi qu'il en soit, dans semblable affaire, les premiers à consulter sont ceux pour qui les foires sont établies, les éleveurs et les acheteurs de bétail ; ensuite ceux qui paieront le prix de foire par la taxe d'entrée de leur bétail, les gens de la campagne. Les autres bénéficiaires des foires – commerçants et débitants - n'arrivent qu'en second lieu dans cette question. C'est élémentaire et ce serait juste. Et pour la question de continuer à rendre responsable l'excellente population de Viuz-Faverges de toutes les contrariétés qui surviennent aux gens de la ville, cela tourne à l'hallucination dans certaines têtes très et trop connues et un terme pourrait bien être mis, plus rapidement qu'on ne le pense à ce genre de plaisanterie.

Sur ce sujet, comme dit le peuple, il y en a assez.

Et, pour tout résumer en une seule observation, nous disons que la question de ce trop nécessaire pré de foire, - comme l'a établi un de nos compatriotes très sensé, - aurait dû faire l'objet d'un référendum, par un vote de tout le peuple, au lieu de revenir l'objet des préférences des intéressés indirects des foires, et surtout l'objet de la volonté de quatre conseillers seulement, dont l'un est intéressé, à la vente des terrains, et dont l'autre, sous ses proclamations égalitaires, a voulu jouer tout bonnement au petit potentat d'un fief lui appartenant. Signé : La majorité des électeurs. (Indicateur de la Savoie_PER30-16_1914-01-10)

... / ... suite à découvrir dans la Chronique éditée par HPSLA-CPCGF

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La brochure est disponible auprès de l'association. Elle ne comporte que la vérité historique,

N'hésitez pas à adhérer à l'association locale d'Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy - CPCGF.

Pour plus de renseignements et pour l'adhésion :

Téléphone 04 50 44 53 27 et phila.faverges74 @ wanadoo.fr

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 11:46

Simon Pierre Henri Joseph le 27 mars 1923 à Faverges (Rue de la République) de Gilbert Louis BERGER, gendre du fondateur de la ST Dupont, Simon TISSOT-DUPONT, et de Marie Adolphine Blanche ATHURION, il a pour témoins de naissance Joseph MOUTHON, docteur en médecine, et Pierre Joseph QUAY THEVENON, notaire, domiciliés à Faverges.

 

 

Après des études de médecine à Paris, il exerce dans sa ville natale où il ouvre un cabinet dans la maison maternelle située rue de la République, n°98-100,

 

 

 

 

 

 

 

puis bâtit une clinique dans laquelle naîtront 2349 enfants de 1956 au 2 avril 1974 - jour du décès du Président Georges Pompidou.

Cet établissement devient ensuite le cabinet médical de quatre médecins dont les deux derniers - fils et gendre du fondateur - ferment les portes le 30 juin 2016. Achetée par la commune, cette propriété de plus de 3000 m2 est en cours de démolition.

 

 

 

 

Ses deux premiers enfants Jean-Louis et Anne-Emmanuelle lui rendent un poignant et mérité hommage grâce à l'atelier Nautilus de Philippe Blanchard.

La maison maternelle héritée de Simon Tissot-Dupont avait été construite au bord de la route Victor-Emmanuel (actuelle rue de la République qui se prolonge par la route d'Annecy) par Mauris Antoine RICHARD-BLANC (1804-1865), député au Parlement sarde, et directeur de la Manufacture de Soierie dont son oncle le baron Nicolas BLANC était le propriétaire.

A partir de 35', il convient de rectifier les informations

La maison de retraite :

Ne pas confondre avec son oncle Pierre Maurice RICHARD-BLANC - frère du baron Nicolas - dont l'épouse Sidonie du PELLOUX fit construire le premier hospice pour malades et nécessiteux dans la même rue, derrière la chapelle dédiée à son fils Alfred mort très jeune à 23 ans, en 1853 - d'où le nom donné à "l'hospice Alfred-Blanc" et à la "rue Sidonie Blanc-du-Pelloux".

 

L'Hôtel du Parc :

Quant à l'Hôtel du Parc, situé sur la route d'Albertville, de l'autre côté de Faverges - sans aucun lien avec les propriétés de Simon Tissot Dupont - il a été construit par le baron Nicolas BLANC - construit après 1820 et la percée de la route d'Albertville - sur sa propriété qu'il agrandissait d'année en année jusqu'à sa mort en 1857, en face de sa Manufacture de Soie, située au pied du Château dont il était également propriétaire par sa femme, fille de Jean-Pierre DUPORT, le fondateur de l'entreprise.

Cet Hôtel du Parc, appelé également avec ses dépendances "Manoir du Baron Blanc" a été successivement la propriété de son fils le baron Jules Blanc qui le vendit "le 3 mai 1877, à Jean Baptiste SAVIOZ riche propriétaire pour 60.000 F, ainsi que des meubles pour 5.000 F. Le neveu de celui-ci Eugène SAVIOZ en hérita avant de devenir maire de Faverges jusqu'en 1904."

L'ensemble fut démantelé en 1908 à différents acheteurs dont principalement Clovis VARAY, d'Entrevernes - d'où le nom de "Clos Clovis" que l'on entend parfois - grand-père de Jeannette épouse FALCY qui exploita l'Hôtel du Parc jusqu'à son décès en janvier 2016.

 

Cet établissement a été l'occasion d'y mémoriser la Re-création de la Fanfare municipale en fin d'année 1895 par une photo dont l'Association d'Histoire et Patrimoine locale recherche les noms des figurants.

Contact : phila.faverges74@wanadoo.fr

et plus d'infos sur le blog

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 19:00

L’église de Seythenex

Extrait d'un extrait d'un article de l'an 2003, reparu récemment.

« Il semble qu’à l’époque gallo-romaine, les terres de cette contrée, proches d’une voie romaine qui reliait Faverges à Mercury par le Col de Tamié, étaient la propriété d’un certain Septime. Le nom pourrait donc provenir, soit du latin « Septimacus », soit de même du latin « Sextinacus », Sextinus signifiant « sixième ». Seythenex serait une orthographe moderne refaite (NDLR : ??) de Seteney ou Setemey, on trouve en 1344, « Cura de Sestenay », puis « Setenay » et « Settenex » au XIXe siècle. »

Cet article est farci d'erreurs et d'inventions, dénotant une méconnaissance totale du latin, de l'étymologie des mots et des noms ... et des règles de savoir-vivre (plagiat éhonté de recherches d'historiens non cités !).

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Analyse :

"Setheney" en janvier 1604

S'il est avéré que « Sextinus » provenant du latin « Sextus » signifie « Sixième », « Septimus » signifie quant à lui « Septième ». (1ère leçon de latin en 4e).

"Setheney" en novembre 1626

À un plagiat erroné (co-pillage honteux !) de l'explication précise et étayée d'Henry Suter, publié dans son dictionnaire des ''Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs ; 2000-2009'' : « Cura de Sestenay vers 1344, aussi Sétenay et Settenex au XIXème siècle, qui doit son nom à la villa Sextinacus, nom dérivé avec le suffixe - acus du nom romain Sextinus, du cognomen Sextus signifiant « sixième », s'ajoute une assertion personnelle totalement gratuite et non fondée.

"Seytheney" en janvier 1697

Jongler avec les deux mots « Sextinus » et « Septimus » est d'une incohérence totale. C'est sembler ignorer que le « sixième » et le « septième » sont différents. Le « X latin » ne devient jamais « P », ni le « N latin » ne devient jamais « M ». De plus, inventer un « Setemey » - terme d'une cacographie immonde ! - qui ne se trouve jamais écrit dans les textes est la preuve d'une méconnaissance absolue des écrits de nos ancêtres, et en tout état de cause d'une volonté manifeste et indéniable de tromper le lecteur.

"Setenex" en janvier 1697

Si l'ancêtre dont il est question, à l'origine de l'implantation de la bourgade actuelle, était le ''Sixième'' de sa famille, il n'en était pas le ''Septième'', n'en déplaise à la personne qui avance de telles approximations, bien qu'il soit aussi évident qu'il n'y a pas beaucoup d'écart entre le 6e et le 7e. Mais ce n'est pas la proximité numérale ou cardinale qui fait la réalité historique et qui doit guider la recherche étymologique. 

"Setheney" en janvier 1706

On se méfiera en particulier des étymologies erronées qui figurent dans des ouvrages anciens – cela n'est pas le cas ici - et qui sont dues au manque de connaissances de l´époque. Il y a aussi des inexactitudes dans des ouvrages plus récents, et bien sûr dans tous les écrits non étayés par des sources fiables – cela est le cas ici -.

"Setenay" en janvier 1706

En résumé,

Beaucoup d'inventions et d'amalgames, sans aucune notion d'étymologie des noms ni des mots latins, encore moins de paléographie. 

"Setteneix" en mars 1793

Les nombreuses graphies différentes du nom de la commune de "Seythenex" permettent de se rendre compte de la difficulté aux noms propres de s'installer sur plus de deux siècles. 

"Settenex" en janvier 1813

Mais l'histoire n'a que faire des approximations dues à des inventions pures et simples. Les hypothèses doivent être étayées d'arguments pesés et construits, et non pas d'affabulations. 

"Seythenex" à partir de janvier 1814

La graphie actuelle s'est enfin installée définitivement.

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Nota : Je propose à l'individu imaginatif auteur de l'article d'étudier le cas où l'origine du mot "Seythenex" pourrait être

"SEPT NEZ"

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 07:30

 

L'école de Vesonne est aussi menacée de fermeture, ce mardi 19 décembre 2017.

Pourtant, en mai 1865, le Conseil municipal de la Commune de Faverges est conscient de l'impossibilité dans laquelle se trouvent les enfants des hameaux éloignés de fréquenter les écoles établies dans cette commune.

M. le Préfet, pour faire cesser cet état de choses, propose de convertir en école des deux sexes l'école des filles de Vesonne.

Pour réaliser des améliorations, M. le Préfet indique la construction d'un bâtiment dont les matériaux seraient fournis par les intéressés qui consentiraient probablement aussi à s'imposer quelques sacrifices en argent. Il ajoute que de son côté, il pourrait accorder une subvention à la Commune si ce projet était adopté avant peu.

Le Conseil, "sans qu'il en coûte de grands sacrifices à la Caisse municipale qui est en effet dans la détresse," adopte unanimement le projet d'établissement d'une maison d'école à Vesonne. Il nomme à cet effet une commission pour recueillir les souscriptions des intéressés composée de MM. Chapis et Berger pour le hameau de Vesonne, Mercier, Mont-Bogon et Villard.

Qui pourra reconnaître nos anciens sur cette photo de la classe de l'école de Vesonne en 1907 ?

A vos albums de photos pour tenter de reconnaître vos ancêtres.

Voici ce qui risque de disparaître :
une école vivante accompagnée par une association active.

"Fête de l'école pluvieuse mais chaleureuse

Les enfants des trois hameaux du Mont-Bogon, Vesonne et Le villard sont heureux de fréquenter une petite école à classe unique, du C.P. Au CM2. Les parents d'élèves et les habitants apprécient que l'institutrice Marie Cavagnon les associent à la vie de l'école.

Pour fêter les prochaines vacances, vendredi, les écoliers ont offert à leurs familles et voisins un petit spectacle. Ils sont passés au stand maquillage avant d'être les acteurs du thème « au fil de l'eau »qui a été très applaudi. Des chansons et poèmes ont illustré la pluie, la grêle, les cours d'eau...Puis, dans la cour de l'école les familles ont passé une agréable soirée tandis que les enfants s'ébattaient joyeusement dans le village.

La présence d'une école de proximité est importante pour la vie dans les hameaux"

(Article paru en 2017 - Marité Martinet)

"A Vesonne les écoliers ont mis la main à la pâte

La petite école de hameau à classe unique participe pleinement aux relations de bon voisinage. Les familles des vingt élèves de Mme Marie Cavagnon résident à Mont-Bogon, le Villard et Vesonne. Les parents d'élèves organisent régulièrement des activités excellentes qui créent le meilleur lien de proximité.

Samedi, l'opération « tartes aux pommes » a réuni toutes les générations autour de la réalisation des délicieux desserts. Dès jeudi, des papas avaient mis le four du Villard à chauffer. Vendredi, les mamans ont préparé une grande quantité de pâte sablée puis tous les enfants ont artistiquement déposé les quartiers de pommes dans les moules.

Samedi, en fin de matinée les nombreuses et appétissantes tartes étaient prêtes à agrémenter la fin du déjeuner. Les acheteurs étaient agréablement accueillis par une boisson chaude et tous les habitants étaient heureux de se retrouver. La prochaine festivité autour de l'école sera la veillée de Noël le vendredi 22 décembre, l'association MB2V Amitié sera partenaire du Sou des écoles."

(Article paru en 2017 - Marité Martinet)

"Le Villard, Vesonne et Mont-Bogon solidaires du Téléthon

Sur Faverges, le grand élan de solidarité mobilise aussi les habitants des hameaux. Samedi, de bonne heure et de belle humeur des cuisiniers et cuisinières, des pâtissiers et pâtissières s'activaient au four du centre du village du Villard et dans le garage de François-Maurice qui faisait office de cuisine.

Beignets de pommes de terre et tartes aux pommes, à base de produits du cru étaient au menu. Les spécialistes des beignets qui demandent de longues opérations avaient même reçu du renfort d'autres hameaux. Les délicieuses tartes étaient aussi le résultat de longues opérations. Les messieurs ont volontiers participé aux opérations épluchage des pommes et patates. Les délices du Villard dont la réputation se confirme d'année en année se sont vendus comme des petits pains au profit de la cagnotte.

Entrées et desserts du jour résultent des secrets culinaires des habitants du Villard, Vesonne, Mont-Bogon et même Frontenex. La réputation des mets est telle qu'il faut réserver pour être sûrs d'en déguster."

(Article paru en 2017 - Marité Martinet)

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 18:00

Dans un article de la presse locale, on a pu lire que Viuz-Faverges est un "ancien vicus romain de la même importance que celui de Boutae (Annecy)*", estimé quant à lui à une population de 2500 individus.

Dans le contenu d'un site -dont on taira le nom -, on peut lire aussi "Le village moderne de Viuz, dont le nom vient du mot latin vicus (agglomération rurale), est construit sur les ruines de la bourgade romaine de Casuaria, dont les vestiges s'étendent jusqu'au centre de la ville de Faverges. On estime la superficie du village antique à environ 25 hectares et sa population à environ 2500 habitants, soit l’équivalent du vicus de Boutae (Annecy)."

Ceci n'est que pure affabulation d'un personnage en mal de reconnaissance, œuvrant plus pour sa tirelire que pour la vérité. Nous allons le démontrer.

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Situé sur la voie romaine reliant Genève à Milan, le vieux Viuz-Faverges se serait (?) ainsi étendu sur une superficie d'environ 25 hectares (?).

Pour tous les visiteurs qui viennent admirer les lieux lors de leur promenade estivale ou les autochtones qui empruntent la rocade qui surplombe l'endroit, il est évident qu'il n'en est rien.

Nous allons le démontrer sur un demi-millénaire, de 1561 à nos jours.

Tromper les lecteurs et les visiteurs en confondant le prieuré et les quelques habitations qui l'entourent avec la chapellenie de Viuz (comprenant un prieuré dépendant de la Collégiale d'Annecy) qui couvre les vingt-deux hameaux entourant le bourg principal de Faverges, ne fait pas du Vieux-Faverges un vicus gallo-romain de la même importance que Boutae (Annecy).

Tenter d'instiller cette imprécision notoire a permis de faire croire que ce hameau était le "Casuaria" de l'itinéraire d'Antonin et de la table de Peutinger, par manque de connaissances historiques approfondies et de recherches archéologiques localisées. Mais cela flatte l'égo sur-dimensionné du personnage, qui pourtant se révèle d'un "esprit limité", tel que l'avait dénoncé M. le Maire de Faverges lors de ses voeux de janvier 2014.

* Ce commentaire est une récidive d'un article paru dans l'Almanach savoyard de 2014 (page 56), auquel on pourra aussi se référer.

Nos ancêtres celtes, gallo-romains, allobroges et leurs descendants qui empruntaient l'itinéraire de Genève à Gênes et Milan par la voie des Alpes recevaient les contemplateurs du plus haut sommet d'Europe, notre mont Blanc enneigé, dans le sanctuaire installé au pied du rocher de Viuz.

En comparant l'emprise au sol de la parcelle 720 avec les fouilles des années 1988 à 1993 du contournement de Faverges,

on peut constater que le champ d'un journal et 280 toises de la mappe de 1728-1738 correspond à l'emprise du sanctuaire qui a précédé les églises. Le lieu de culte est ainsi conservé localement.

Cela indique de façon tout-à-fait notoire que le caractère de "hameau du vieux-Faverges" n'a pas de signification : ce n'est qu'un centre religieux - un lieu de dévotion, comme l'indique Alain Canal du Service Régional d'Archéologie en 1988 - qui abritera à partir du XIIe siècle un prieuré de 4 moines sans population particulière. On rapprochera cette estimation de celle de l'archéologue départemental Joël Serralongue (in Candidature à l'inscription au patrimoine de l'Unesco-2011), qui avance que Boutae était à l'époque romaine le seul vicus de Haute-Savoie. Le Viuz-Faverges actuel n'a pas de caractère de vicus gallo-romain, mais de simple sanctuaire fréquenté par nombre de voyageurs qui empruntaient cette route et non par des résidents locaux.

La présence de la "mansio" soit gîte-étape situé plus au sud, au lieu-dit du Thovey, vient encore étayer cette thèse. Cette construction avec péristyle et bains d'une superficie d'environ un hectare était le lieu de repos des voyageurs qui, sur leur chemin pour Milan, Gênes et Rome, s'arrêtaient quelque peu pour y vénérer les nombreuses divinités (Jupiter, principalement) tout en profitant de la vision admirable sur les hauts sommets enneigés du mont Blanc, au détour du rocher de Viuz.

Le hameau actuel du Vieux Faverges

En 1561, le très petit hameau de Viuz-Faverges, anciennement le Vieux Faverges, est fier de ses 41 habitants regroupés en 8 familles, l'un des moins peuplés de la ville de Faverges lors du dénombrement de la Gabelle du sel, dont il est dépendant (Verchères compte 182 habitants, Frontenex 223, ... Faucemagne-St Ruph 26 ...).

Les 8 familles composant le hameau du Vieux-Faverges en 1561

1.- BESSON Jean est chef d'une famille de 7 personnes qui vivent avec 1 vache, 1 mojon, 1 moje et 4 brebis.

2.- BESSON Anthoenne est jeune marié avec un enfant de moins de 5 ans ; il possède 1 vache, 1 mojon et 3 brebis.

3.- BESSON Perrotin est marié et a une fille ; il possède 3 vaches dont une qu'il garde ainsi qu'un boeuf. Il a de plus 1 mojon, 2 mojes et 5 brebis.

4.- TISSOCT Anthoine est marié et a une fille de plus de 5 ans ainsi que 2 fils de moins de 5 ans ; il possède 2 vaches et 1 brebis.

5.- Noble Nycolas BERROD vit seul. Il ne possède aucun bétail mais a une chambrière.

6.- GAILLARD Claude est chef d'une famille de 7 personnes dont un frère prêtre, le seul du hameau. Il a un fils marié qui a deux enfants de moins de 5 ans. Il possède deux mojons et élève 15 brebis.

7.- GALLIARD Jehan est marié et héberge également sa belle-mère ; il n'a aucun bétail.

8.- METRAL Micholette est veuve de Charles et a 5 enfants ; elle élève 2 vaches qu'elle tient en commande et 5 chèvres.

Le cheptel du hameau est le suivant :

- 6 vaches

- 5 mojons (soit jeunes veaux)

- 3 mojes (soit génisses)

- 5 chèvres

- 28 brebis.

Le Vieux-Faverges est donc un hameau d'une pauvreté manifeste caractérisée par le peu de cheptel. Les habitants doivent se contenter du lait de leur brebis car le peu de vaches ne suffit pas à alimenter en lait et fromage les 41 habitants.

Un seul prêtre Messire Urbain GAILLIARD dessert la paroisse dépendant de la Collégiale d'Annecy. Sans aucun doute, ses rentes d'officiant ont-elles été utiles à la famille de son frère Claude pour réunir un troupeau de 15 brebis au profit du groupe familial.

Les propriétés de la Collégiale d'Annecy

en 1728-1738

Le groupement de maisons à la Chenalette (Vieux)

En 1732, sur la Mappe, ce petit groupe de huit maisons était situé "à la Chenalette", de même que le cimetière et l'église.

Seules les quatre propriétés n°717 à 720 du Chapitre Notre Dame d'Annecy se situaient à "Vieu". Toutes les propriétés de la Collégiale devinrent biens nationaux en 1793, soit les parcelles 704, 707, 710 à 720. Seules les parcelles 702p et 704 furent achetées par les Religieux de St Dominique aux sieurs Paget et Chappet afin de rester prêcher dans le secteur.

En 1816,

les habitants de Viuz revendiquent leur indépendance

Comparativement au bourg de Faverges que nous verrons un peu plus loin, il est presque 60 fois moins peuplé, mais cela ne fera pas reculer le Sieur DESSUISE, propriétaire en 1816, dans sa réclamation au nom des habitants de Viuz-Faverges à l'Intendance générale de la Savoie pour l'érection du hameau en commune indépendante de Faverges *, jaloux sans doute que la ville de Faverges soit devenue paroisse à part entière en 1803, ce qui a permis aux paroissiens des hameaux éloignés de gagner un kilomètre pour se rendre aux offices religieux.

* en compensation, les habitants de ce hameau ne proposaient pas moins que Faverges annexât la commune de Cons-Sainte-Colombe, pensant récupérer tous les hameaux de Faverges, du Solliet à Saint-Ruph et du Noyeray à Englannaz. Une revendication digne de "notre prétentieux actuel" !

En 1823,

Faverges se dote de son propre cimetière

Bientôt également, Faverges possèdera son propre cimetière où ses habitants pourront s'y faire ensevelir (1823), grâce à la générosité de son ressortissant Jean Pierre DUPORT, directeur de la Manufacture de soie installée au château et dans les anciens moulins des religieuses de Saint-Catherine d'Annecy.

Photo : Plaque commémorative dont l'inscription a été usée par le piétinement des visiteurs, au pied de la croix portant la date d'établissement du cimetière de Faverges.

Population du hameau de Viuz en 1861
1DURAND Jacques

70 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

+ 2 domestiques

laboureur
2CAVAGNON Jean

32 ans

+ 1 femme

+ 7 enfants

laboureur
3PATUEL Jean Baptiste

38 ans

+ 1 femme

+ 4 enfants

laboureur
4DURAND Philibert

56 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

+ 3 domestiques

laboureur
5DURAND Jeanne50 anslaboureuse
6REYBIER Jeanne Françoise

80 ans

+ 1 fille

laboureur
7VEUILLET Philibert

55 ans

+ 1 femme

laboureur
8PATUEL François

50 ans

 + 1 femme

+ 6 enfants

laboureur
9

SERMET Julien

FRANCOZ Pierre

24 ans

13 ans

instituteur

écolier

10

REYDET Louis

VEYRAT Jean Pierre

COPPEL Marie

68 ans

46 ans

47 ans

curé

vicaire

domestique

11PRUD'HOMME Philibert

48 ans

+ 1 femme

+ 2 enfants

laboureur
12PATUEL Jean Baptiste

40 ans

+ 1 femme

+ 2 enfants

+ sa mère

+ 3 domestiques

laboureur
13DESMAISON Jean

56 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

laboureur
14PATUEL Jean Pierre

86 ans

+ fils 52 ans

+ 1 femme

+ 9 enfants

+ 1 frère

+ sa femme

laboureur
15DESMAISON Louis

32 ans

+ 1 femme

+ 1 enfant

+ sa mère

laboureur
16BUFFET Jean

47 ans

+ 1 femme

+ 1 enfant

charpentier

soit un total de 82 personnes.

Les années suivantes, la population est quasiment identique : soit 86 individus en 1866, 77 en 1872, 65 en 1876, 75 en 1881, 78 en 1886.

La chute de population des recensements de 1872 et 1876 est due à la guerre de 1870 durant laquelle les Savoyards ont été mobilisés et certains tués, entraînant une diminution des naissances.

La bourgade de Casuaria sous le dôme du Crêt de Chambellon

L'emplacement du Vieux-Faverges actuel

C'est une petite bourgade qui s'étire difficilement au-dessous du Rocher de Viuz sur le versant opposé à la ville de Faverges, anciennement "vicus de Casuaria" - et sa population de 2342 habitants en 1561.

Casuaria, "la ville située près de la Chaise", a disparu durant le Haut moyen-âge, ensevelie sous les amas d'alluvions descendant du vallon de Saint-Ruph (près de 150 mètres de hauteur d'alluvions se sont amoncelés depuis l'époque glaciaire). Des murs de margelle de puits gallo-romain ont été découverts au milieu de la Plaine, lors de la construction de la voie ferrée avant 1900, pouvant laisser supposer que Casuaria ait pu s'étendre jusqu'au milieu de la plaine.

Malheureusement, les fouilles programmées de 2018 de la construction du parking souterrain de ma maison médicale, près de la place Gambetta, n'ayant pas dépassé les 4 mètres de profondeur n'ont pas permis de lever le voile sur cette présence supposée.

L'étroit de Marlens où passait le glacier du Beaufortain

Son origine glaciaire

L'étroit de MARLENS a laissé le glacier du Mont-Blanc-Beaufortain passer et creuser la plaine de Faverges d'un sillon de 50 à 80 mètres de profondeur, comblé durant des millénaires par les torrents de Monthoux et Saint-Ruph (sans doute de façon très importante durant les fréquentes intempéries du Haut moyen-âge). C'est de chaque côté de cette vallée que s'établirent sur la moraine latérale droite le centre religieux avec son sanctuaire (devenu le vieux Faverges, puis Viuz-Faverges), et sur la moraine latérale gauche le bourg administratif appelé "vicus" de Casuaria (devenu Faverges) (selon le sens du glacier du Beaufortain allant d'Ugine à Annecy).

Recherches historiques des Sources du Lac d'Annecy

L'histoire locale construite depuis des années, des lustres, des millénaires, faite des nombreuses implications de nos quasi ancêtres dans le développement local est multiple.

Notre action, au sein d'Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy concerne tant nos prédécesseurs, les 81 804 personnes – recensées actuellement - qui sont nées dans l'une des dix communes de notre ancien canton, que les 11 981 couples inventoriés qui s'y sont mariés.

Si les quelques 41 habitants du petit hameau du Vieux-Faverges n'ont laissé que peu de traces hormis celle de quelques fondations de murs, le sanctuaire qui a été mis au jour dans les années 1990, proche de l'église actuelle, prouve la présence d'un centre religieux et non d'un habitat rural, sans rue centrale ni rues adjacentes menant à des groupes de maisons, mais à de simples échoppes de commerce telles que l'on en trouve dans nos centres religieux actuels, "les marchands du temple" vivant de leur vente d'icônes et des aumônes des pèlerins.

Le Vieux-Faverges n'a jamais été le gros bourg de 2500 personnes qui aurait été aussi important que Boutae-Annecy (in Almanach du Savoyard-2014) ou de même importance (le Dauphiné-2017).

L'affirmation qui y voit un bourg rural de l'équivalence à Annecy à l'époque romaine, est basée sur un manque d'analyse, une simple vue de l'esprit et non sur les faits pourtant avérés. Elle est donc purement et simplement afabulatoire et utopique.

500 ans d'histoire locale se déroulant de 1561 à nos jours, démontre par des inventaires incontestables que le lieu du vieux Faverges ne comportait et ne comporte qu'une dizaine de maisons soit au grand maximum un lieu de vie pour une centaine de personnes. Cette carte postale des célèbres photographes annéciens Ernest et Auguste Pittier prise au tout début du 20e siècle en est encore une preuve que la plaine de Viuz n'a jamais reçu les 2500 personnes prétendues.

De plus, toutes les fouilles programmées et préventives n'ont jamais mis au jour un quelconque habitat imposant, de l'envergure de Boutae construit sur la plaine des Fins à Annecy, avec ruelles, maisons, échoppes, caves, ... agrémentées de colonnes, mosaïques, peintures, ...

En conclusion

Notre travail de recherche historique ne se limite pas à un groupement de huit maisons (telles que relevées sur la mappe de 1732) n'ayant aucun rapport avec un "vicus" dont il tirerait le nom, - quelque rapport qu'aient pu avancer les historiens qui nous ont précédés.

Si Casuaria n'a toujours pas été repérée – les hypothèses avancées n'ont pas de bases sérieuses -, c'est par manque de recherche locale, d'analyse des documents anciens et de déductions étayées sur la base des travaux scientifiques et d'histoire locale. C'est ce que nous tentons de démontrer, sans pratiquer le dénigrement de la ville chef-lieu de canton, commune française de Haute-Savoie.

Notre implication quotidienne et totalement bénévole au service du patrimoine historique local se développe au bénéfice de nos concitoyens qui enrichissent leurs connaissances afin de mieux vivre ensemble, sur un territoire façonné de longue date par nos milliers d'agriculteurs, cultivateurs ou laboureurs dont nous découvrons et dévoilons journellement les milliers de noms, ou les centaines d'artisans qui ont fait mouvoir les artifices de la ville et des communes environnantes, tout au long des kilomètres de torrents, rivières et ruisseaux qui dévalaient et dévalent encore les pentes de nos massifs montagneux.

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Nota 1 : Notre recherche locale nous apprend que "70" se disait aussi "trois vingt dix", que "80" se disait aussi "quatre-vingt" (variante : vingts), que "98" se disait tout autant "quatre vingt dix huit" que "nonante huit" (sur la même ligne, de plus !)

Nota 2 : Le lecteur pourra se référer avantageusement et contradictoirement à l'œuvre étayée d'Alain Piccamiglio et Maxence Segard en ce qui concerne la description du sanctuaire de Viuz assimilé par les archéologues à Casuaria, dont ils peinent pourtant à démontrer l'existence d'une agglomération attenante.

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 06:00

A la découverte du torrent de Saint-Ruph

Jeudi dernier, les visiteurs ont plongé dans l'histoire lointaine de la déglaciation d'il y a 14 000 ans, à l'origine de la création du lac d'Annecy.

Au bord du torrent qui change son nom en celui d'Eau morte, en raison de sa pente peu prononcée lui permettant de déposer sa glière faite de graviers, galets, cailloux et sable tout au long de son cours, jusqu'à une largeur d'une centaine de mètres, le président d'Histoire et Patrimoine des Sources du lac d'Annecy a surpris son auditoire, tant par ses connaissances sur l'histoire locale que par les renseignements jamais divulgués jusqu'à ce jour.

Plonger dans cette histoire lointaine, c'est imaginer que 1300 mètres de glace pèsent sur nos têtes et près de 120 mètres de cailloux et limon se sont amoncelés sous nos pieds.

L'érosion intense des montagnes, contemporaine de la déglaciation, et la pluviométrie importante des temps très anciens ont entraîné le comblement de la vallée sur près d'une centaine de mètres, laissant sur ses bords des moraines latérales. De nombreux villages se sont installés (alternativement de droite à gauche sur chacune de ses rives) sur ces amas de roches, Marlens et Ombre, Saint-Ferréol et Cons-Sainte-Colombe, Vesonne et Giez, Verthier et Doussard, Talloires et Duingt, Menthon et Saint-Jorioz, Annecy-le-Vieux et Sevrier jusqu'à Annecy, seul vicus gallo-romain de toute la Haute-Savoie antique, installé sur la moraine frontale heurtant la moraine latérale du glacier du Fier.

 

Le Saint-Ruph a trois noms

Descendant du sommet de l'Arcalod pour atteindre le col d'Orgeval, le torrent de Saint-Ruph parcourt la plaine de Faverges jusqu'au hameau de Glière de Doussard en entrant dans le lac d'Annecy qu'il traverse de part en part en prenant le nom du Thiou pour se déverser dans le Fier. C'est ainsi qu'en alimentant le lac à près de 65 %, il porte trois noms différents,

Saint-Ruph, Eau morte et Thiou.

 

Centre religieux et centre administratif

Au détour du rocher descendant de l'Arclosan, un centre religieux s'est installé sur le monticule de Viuz pour permettre aux pèlerins allant de Genève à Rome de vénérer le haut sommet du mont Blanc qui s'élançait dans les cieux bleu azur par jour de beau temps. Cette petite bourgade d'une cinquantaine de personnes guidés par quatre moines depuis le 10-12e siècle, révèle depuis toujours un habitat très clairsemé sur une douzaine d'hectares. Elle n'a pu se développer en raison des nombreuses inondations du torrent qui venait jusqu'à ses pieds déverser ses alluvions, à tel point que les paysans peinaient à cultiver la plaine. C'était avant tout un lieu de passage avec une mansio, et de dévotion avec un sanctuaire puis une église, le Vieux-Faverges est ainsi devenu Viuz-Faverges.

Certains y voient le Casuaria de l'itinéraire d'Antonin et de la Table de Peutinger, qui se situerait plutôt plus près du Faverges actuel voire sous la ville elle-même, en face, sur l'autre rive constituée de la moraine latérale gauche..

Un bourg protégé des inondations par une enceinte de murs et maisons sous le rocher de la Curiale s'y développait pour atteindre une importante population de près de 2000 personnes qui eurent à lutter contre le torrent au point de devoir construire un grand mur en 1785 pour continuer à cultiver leurs parcelles de terre. C'est le Faverges actuel sous lequel les archéologues tardent à découvrir le Casuaria gallo-romain.

Au Festival des cabanes

Lors du Festival des Cabanes, des concerts, lectures, découvertes du patrimoine local ont permis aux autochtones et à la population estivante de partir à la découverte du Pays des Sources du lac d'Annecy. Ils ont encore de nos jours à lutter contre les nombreux cailloux et galets qui envahissent leurs jardins et pelouses.

Crédit photo : Marité Martinet

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:00

Le Hameau du Villard

Ce hameau s'appelait également le Villard de Vesonne, selon les textes anciens, et même relativement proches puisqu'en 1732, la mention est indiquée sur le cadastre sarde.

Peu de choses ont été écrites sur ce hameau qui semble dépendre du hameau proche de Vesonne, en référence aux textes anciens qui l'indiquaient également sous la forme « le Villar » ou le « Villars de Vezonne ».

Les toponymes du Villard ou du Villaret sont courants dans la région, et désignent des hameaux, un domaine rural dépendant d'un village ou d'un hameau plus grand. Ainsi, on peut admettre que le Villard ait été un hameau de Vesonne car il comprenait un domaine rural.

L'origine du mot est sans doute (aucune certitude !) le nom village, ou le nom villarium (en bas-latin) signifiant ''hameau'', souvent accompagné d'adjonctions, se référant à une particularité du lieu, Villaret (petit hameau) ou Villard de Beaufort qui deviendra Villard-sur-Doron...

...//...(lire dans la brochure du Villard)

 

Le Hameau de Vesonne, à proximité

Le village de Vesonne (au nord de la commune de Faverges), sur le contrefort du mont Bogon, est cité dans un document de 1016, indiquant que Rodolphe III de Bourgogne fait don à sa femme, Hermengarde, des droits sur « Dulsatis (Doussard), Vesonam (Vesonne), Merlendis (Marlens) ». Il désigne quant à lui le « lieu voisin (du village) », dérivant du mot latin vulgaire vecinus (latin vicinus). Le toponyme possède cependant une similitude avec le nom de la déesse de l'eau Vesunna. Cette dernière hypothèse est la plus communément admise localement.

Le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du XIIe siècle - début du XIIIe siècle cite ces noms de lieux : Faverges ; Vesona (Vesonne) ainsi que celui de Fulcimania (Faucemagne)

Si l'on prend la route de Vesonne vers l'est, au départ de Viuz, sur la rive droite de l'Eau morte, on trouve successivement les hameaux de La Balmette, puis de Mercier, Vesonne, posés sur les contreforts de la montagne. En montant par la route menant à Montmin, on arrive au hameau du Mont-Bogon qui domine la vallée de Faverges, avec notamment en face le village de Giez.

...//... (la suite dans la brochure)

 

La population du hameau du Villard en 1561

Exemple de la famille de Anthoine feu Philibert BALLY, la plus riche du hameau en bétail :

La liste complète des habitants peut être consultée dans la brochure.

...//...(la suite dans la brochure)

La population du hameau du Villard en 1561

Exemple de la famille de Anthoine feu Philibert BALLY, la plus riche du hameau en bétail :

- le village comprend 20 familles composées de 97 personnes ainsi que 37 pauvres et enfants de moins de 5 ans, soit 134 personnes au total.

L'ensemble des familles est concentré autour du noyau central ressemblant à un bateau d'où partent les trois routes. La route A se dirige à travers les vignes en direction du Mont Bogon, la route C part au-dessous des vignes auxquelles elle permet d'accéder, c'est la route qui provient ou mène à Vesonne, la route B est en prolongement de la première et permet de se diriger vers Verthier puis Annecy.

(On remarquera l'emplacement du four actuel tracé en sur-impression dans la partie centrale en bordure de chemin, dans la partie en marron pâle)

...//...(la suite dans la brochure)

Coupe de bois pour la construction du four

En mars 1860, Jean OTTOZ, cultivateur, né et domicilié de la prédite commune de Faverges en qualité de mandataire des chefs de famille du hameau du Villard, expose à Messieurs les membres de la junte municipale de Faverges la requête suivante.

« Le four de ce hameau est actuellement hors de service pour cause de vétusté, il est de toute urgence qu'il soit reconstruit au plus tôt.

« La partie de ce hameau, part de Vesonne, au nombre de huit familles, possède une fontaine qui se trouve privée d'un bassin et, par défaut de ce bassin, ils sont obligés de faire abreuver leur bétail à celui qui existe près la maison des frères Suscillon, ce qui leur est trop désavantageux, surtout en hiver, vu que le bétail risque de tomber sur la glace.

« C'est pourquoi il recourt en sa qualité à ce qu'il vous plaise, Messieurs, donner avis favorable aux fins que les habitants du hameau du Villard soient autorisés à couper dans les forêts communales, au-dessus d'Englannaz, une plante bois sapin de première catégorie, plus quatre plantes de la seconde catégorie, et 12 plantes de la troisième pour chevrons et ce eu égard que les habitants dudit hameau n'ont point de forêts propices, soit qui leur appartiennent, où ils puissent se procurer les bois dont ils ont besoin.

« Cette demande est faite sans offre d'indemnité envers la commune attendu qu'il s'agit d'utilité et service public. »

 

Affaire de la montagne du Planay

Procès du 2 avril 1920

Le procès a pour objet la propriété et la jouissance d'une montagne pastorale connue sous le nom de Montagne du Planay, située sur le territoire de la commune de Chevaline.

Cette montagne comprend des forêts et des pâturages, et elle est figurée sous les numéros 523, 524, 525, 526, 527, 528, 529, 534, 557, 558 de la mappe, soit ancien plan cadastral de Chevaline (arrêt du Sénat du 14 mars 1837).

Les nombreux procès suivis au sujet de cette montagne n'ont jamais pu remonter jusqu'aux titres originaires de propriété. Et jamais on ne trouve comme propriétaire une indivision établie entre particuliers, agissant uli singuli. Les propriétaires sont toujours des corps moraux, communes déjà constituées ou sections de communes dépendant parfois de communes différentes, et jouissant de la montagne uli universi.

La montagne du Planay est administrée aujourd'hui par un Syndicat intercommunal créé le 2 juin 1880, en exécution des articles 70 et 71 de la loi municipale des 18 22 juillet 1837, alors veillante.

Il s'agit de savoir si le syndicat administrateur peut interdire aux appelants, tous habitants des sections de communes que le syndicat représente, l'usage de quelques-uns des droits qui appartiennent en principe à tous les habitants des sections propriétaires, par leur qualité d'habitants. Peut-il, tout spécialement, leur défendre d'inalper leur bétail dans les pâturages de la montagne ?

...//...(la suite dans la brochure)

L'intégralité du procès est retranscrite dans la brochure disponible qui comprend également un développement sur la glière du Torrent de Saint-Ruph de Faverges.

Disponible au local de la Maison des Associations, salle 101, de la Place des Combattants

(Les jeudis après-midi)

(livraison gratuite sur le canton de Faverges)

(sinon ajouter 6€ de port et emballage)

15,00 €

ou à l'Office du Tourisme des Sources du Lac d'Annecy

Place Marcel-Piquand

(sur place ou sur commande)

chèque au nom de CPCGF - Trésorerie

Le Bon de commande à remplir et envoyer est ici (cliquez !)

Un Puzzle de 24 pièces a également été édité pour servir d'activité ludique pour les enfants. (Prix : 15,00€)

© Copyright déposé - Reproduction interdite par tout moyen.

 

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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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